Le Devialet Phantom, de profil… © Devialet

Devialet Phantom, de profil… © Devialet

 

Un prix divisé par sept. C’est ce à quoi est parvenu Devialet, le fabricant français de matériel hifi très haut de gamme. Alors que le D-Premier était à son lancement facturé près de 12000 euros, le dernier Devialet est commercialisé moins de 1700 euros. Mieux : si le D-Premier est un ampli-dac-convertisseur-etc., le nouveau venu, baptisé Phantom, est aussi une enceinte. Pour faire simple, le Devialet Phantom remplace à lui seul tout un système hifi traditionnel. Il faut pour cela être un adepte de la musique dématérialisée et se passer de platine CD. Partant, il suffit d’avoir un ordinateur, une tablette ou un smartphone pour transférer le son vers le Phantom, en wifi. Pour ceux qui considèrent qu’il n’est pas possible de profiter pleinement de la musique sans avoir au minimum deux enceintes, on peut associer deux — ou davantage — Phantom, ce qui a pour conséquence de doubler le prix et même plus, puisqu’il faut également ajouter un « hub », facturé 300 euros environ. Cela n’est pas nécessaire puisque, aux dires des spécialistes, l’étonnant Phantom, blanc et oblong, est parfaitement « spatialisé » et dispose d’une puissance beaucoup plus que suffisante (700 watts pour le Phantom, 3000 pour le Silver Phantom  ! ). Grâce à la technologie ADH, propre à Devialet, qui associe technologie hightech, musicalité audiophile et puissance, le monde de la hifi risque donc de n’être plus jamais le même… (quelques image de la « bête » en action…)

Enceinte amplifiée made in France, par Devialet

Le Devialet Phantom et ses créateurs. © DR

 

Pour fabriquer le Phantom, l’entreprise s’est doté de sa propre usine, à Fontainebleau. Ce site de production est robotisé au maximum, cela pour réduire les coûts de main-d’œuvre et pouvoir ainsi fabriquer en France. Les appareils maison sont par exemple totalement dépourvus de câblage, qui nécessite une intervention humaine importante… En marge de ses 90 salariés — dont 40 ingénieurs— l’entreprise s’appuie sur une dizaine de sous-traitants, tous français à une exception, allemande.
Lorsque Devialet a fait entrer Xavier Niel (Free), Marc Simoncini (Meetic), Marc-Antoine Granjon (Vente Privée) et Bernard Arnaud (LVMH) à son capital en 2012, c’était pour miniaturiser et démocratiser sa technologie. Trois années plus tard, la processus est manifestement en marche.

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