Montres et brcelets fabriqués en France

L’horlogerie française est éclipsée par le grand concurrent – et voisin – suisse, à tel point que nombre de fabricants n’hésitent pas à faire réaliser certaines opérations de l’autre côté de la frontière, pour bénéficier du fameux Swiss Made. D’autres, notamment les grands noms du luxe comme Cartier (groupe suisse Richemont), Louis Vuitton (LVMH), Chaumet (LVMH), Dior (LVMH) ou Chanel ont même leur propre site de production en Suisse. Hermès est encore allé un peu plus loin en achetant 25 % de Vaucher Manufacture Fleurier, célèbre fabricant de mouvements suisses…
Probablement pour pouvoir, à terme, utiliser ses propres « mécaniques ». Quant à Bréguet, qui appartient au groupe Swatch depuis 1999, elle a été créée à Paris, par A. L. Bréguet, en 1775. Nombre de brevets et d’inventions sont le fait de cette marque, dont les ateliers ont finalement été transférés en Suisse, en 1976.
Egalement française, la maison L.Leroy est née en 1751. Fournisseur officiel de la marine française, L.Leroy a également été un fabricant réputé de chronomètres, avant l’ère de l’électronique. La manufacture a malheureusement franchi la montagne pour glisser, elle aussi, du Jura français vers le Jura suisse. Richard Mille, Guy Ellia, Navitec, Vianney Halter, HTO Watches, François-Paul Journe, Christophe Claret (fabricant de mouvements) sans oublier Bell&Ross, sont également des marques créées par des Français, qui ont choisi d’établir leur site de production en Suisse.
Pour tous ces fabricants, pas de délocalisation bas de gamme pour faire des économies de main-d’œuvre, mais la recherche d’un savoir-faire réputé.
L’horlogerie française est donc bien vivante, mais ce sont les Suisses qui en tirent le plus gros bénéfice, les retombées positives en France, notamment en termes d’emplois, étant malheureusement nulles.
Si l’aura de ces grands noms ne vous émeut pas plus que ça et que vos moyens vous obligent à plus de modestie – ce qui, si l’on considère les tarifs pratiqués, est probable –, quelques horlogers français sont restés de « notre » côté de la montagne. Mais là aussi, il est quasi impossible d’éviter l’accent suisse, plus ou moins prononcé, du discret tic-tac de leurs montres. Et si cet accent n’est pas suisse, il est chinois ou japonais… Renversement de situation pour les bracelets : les meilleurs spécialistes sont français et fournissent leurs voisins les plus prestigieux.
Mais là aussi, nombre de fabricants (ZRC, Interstrap, Fleurus, etc.) ont choisi la délocalisation et ont transféré tout ou partie de leur production dans ce qu’il est désormais convenu d’appeler les pays à bas coûts.

Montres
Kelton Marque extrêmement populaire dans les années 1960-1980, disparue en 1987, Kelton a fait son retour en 2016. Montres vintage et simples, très bon marché. Mouvements quartz ou mécaniques japonais (Miyota). Assemblées en France.
Lip Montres pour homme et femmes à nouveau fabriquées en France.
March LA.B Montres homme haut de gamme et made in France.
Marmottine Vente en linge de montres Jaz, assemblées en France, pour homme et femme.
Michel Herbelin Montres moyen et haut de gamme pour homme et femme assemblée dans le Jura. Mouvements quartz ou automatiques suisses (ETA, Ronda, Sellita).
Pierre Lannier Montres grand-public assemblées en partie en France (sites de production en Alsace, mais aussi à Madagascar).
Yema Ancienne marque qui fabrique à nouveau en France ses montres pour homme. Elle a qui plus est mis au point son propre mouvement, décliné en deux versions : Yema2000 et Yema3000.
Jean-Louis Frésard Montres vintages, neuves et made in France, assemblées dans le Jura..
Akteo Montres fabriquées à Besançon. Mouvements suisses.
Baltic Nouvelle marque française qui fabrique de magnifiques montres homme, de plongée notamment. Mouvements japonais (Miyota), assemblage à la main en France, près de Besançon.
Berthet Très ancienne maison française, implantée dans le Doubs. Fabrication de A à Z de montres bracelets, montres de poche mécaniques ainsi que de pendulettes. L’entreprise dispose de deux site de production dans le Doubls, à Charmauvillers et à Villers-le-Lac. Berthet à développé son propre mouvement mécanique, qui dispose d’une réserve de marche exceptionnelle de huit jours.
BRM (Bernard Richards Manufacture) Fabrication de montres sportives haut de gamme.
Charles Oudin (groupe Berthet) Horloger joaillier de luxe, implanté place Vendôme. Montres précieuses intégralement fabriquées en France.
Charly Montres homme et femme pensées et dessinées à Paris. Mouvements quartz et automatiques japonais (Miyota). Assemblage réalisé en France, dans le Doubs.
Carzo & Lieutier Montres « esprit moto ». Mouvements à quarz suisse (Ronda) au automatique japonais (Miyota). Assemblées en France, à Nice.
Dodane 1857 Très vieille marque horlogère française. Le nom Dodane est désormais une propriété chinoise, d’où le “1857″ auquel les “héritiers” de la marque ont dû avoir recours pour relancer l’activité. Les chronographes de bord et les montres Type 21 sont élaborés et fabriqués en France, la Type 23 en Suisse. Mouvements suisses Dubois Depraz. Montres certifiées par l’Observatoire de Besançon.

Emile Pequignet Fabricant français qui existe depuis le début des années 1970. Après de multiples déboires, l’entreprise a été reprise par quatre de ses salariés. Remise sur pied, elle dispose en outre de son propre calibre, baptisé Royal, élaboré en 2009.
Hegid Nouvelle marque française dont le concept est très original. Il est en effet possible de démonter sa montre et de changer capsule, carrure et bracelet. Le crédo de la marque es en effet l’horlogerie durable. Mouvements mécaniques suisses, assemblage en France, à Besançon.
Humbert-Droz Maison horlogère française implantée à Besançon depuis 1956. Montres qui embarquent des mouvements mécaniques suisses (ETA), voire français (de feu France Ébauches).