Les entreprises se délocalisent, les salariés se mobilisent, puis les licenciés se précarisent, se paupérisent… Mais les affaires continuent.
La fermeture de l’usine Molex de Villemur-sur-Tarn, annoncée le 23 octobre 2008, symbolise la lutte que des femmes et des hommes mènent contre la direction de leur entreprise. Ni cette mobilisation, ni la médiatisation, ni l’indignation — feinte ou sincère — des pouvoirs publics n’ont permis d’infléchir la décision de l’état-major américain : le site français de ce sous-traitant automobile devait être fermé, un point c’est tout. Qu’il soit bénéficiaire ne changeait rien à l’affaire, puisque l’important n’est plus de gagner de l’argent, mais d’en gagner davantage.
Arte revient sur ce cas d’école, parfaite illustration de la « mondialisation heureuse », en diffusant un documentaire intitulé Les Molex, des gens debout.
Sans doute un jour faudra-t-il aussi s’intéresser aux autres, aux « gens couchés ». Car en effet, comme l’a écrit Jonhatan Swift en son temps, « l’ambition souvent fait accepter les fonctions les plus basses : c’est ainsi qu’on grimpe dans la même posture que l’on rampe ».

Arte, vendredi 28 janvier, 23 h 05.