© BRM

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Le luxe a le vague-à-l’âme, les Terriens fortunés ont du mal à joindre les deux bouts… Sale époque. Pourtant, le Salon mondial de l’horlogerie et de la bijouterie, qui se tient chaque année à Bâle, en Suisse, a ouvert ses portes le 26 mars. Cette grande manifestation est l’occasion pour l’une des dernières manufactures françaises, en l’occurrence BRM (Bernard Richards Manufacture) de présenter son tout nouveau modèle, la W44, ou W50 selon la taille du boîtier. Implanté en Ile-de-France, dans le Val-d’Oise, BRM est l’un des deux seuls Français — l’autre étant FDMN (Fabrication de montres normandes), mais corrigez-moi si je me trompe ! — à pouvoir implanter ses propres mouvements dans certains de ses modèles. Si la W44-W50 n’abrite pas le “tourbillon” maison, ce modèle n’en reste pas moins dans la droite ligne de l’esprit de la marque, c’est-à-dire une référence claire aux sports mécaniques, qu’ils se pratiquent sur deux ou quatre roues. En l’occurrence, il s’agirait plutôt de deux-roues, même si la montre est aussi étanche à 100 mètres… L’originalité de la W44-W50 réside en effet dans son architecture, le mouvement se lovant au creux de ce qui serait un moyeu si l’on parlait d’une roue de moto, pas d’une montre. Entre ce moyeu et le cadran, BRM à tissé un élégant maillage de rayons en inox, en titane et bientôt en or rose, rendant l’objet en grande partie transparent. Ce qui permet d’alléger un modèle qui mesure, tout de même, de 44 à 50 millimètres de diamètre. Outre la W44-W50, l’entreprise fabrique une gamme complète de garde-temps très haut de gamme, vendue à des tarifs également haut perchés, comme tout ce que produit la haute horlogerie. Autre horloger hexagonal présent à Bâle, le groupe Ambre y dévoile ses dernières collections, qui devraient être le reflet d’une nouvelle stratégie. Le groupe – établi dans le Doubs –, qui possédait déjà les marques françaises Younger&Bresson et Paco Rabanne, l’Italienne Prima Class et la Suisse Catena, vient en effet de racheter Yema, menacée de disparition après la faillite du Chinois Peace Mark, son actionnaire principal. Avec cette nouvelle acquisition, Ambre possède désormais une marque réputée, qui dispose en France d’un large capital de sympathie. Un capital qu’il conviendrait ne pas dilapider, contrairement à ce qui se pratique un peu partout aujourd’hui.