Ce n’est pas le première fois que l’on évoque “Lener fabrique de manteaux” sur ce site, mais les premiers frimas aidant, un petit rappel n’est certainement pas superflus…
Lener-Cordier travaille d’ordinaire dans les coulisses, car cette entreprise du nord de la France est en effet un des principaux acteurs hexagonaux pour la confection des pièces à manche, mais ses productions sont en général vendus sous le nom des différents clients pour lesquels elle travaille. Il y a quelques années pourtant, la direction de ce “façonnier” décidait de lancer sa première marque, Les Chemins blancs, rebaptisés Chemins blancs. Depuis, “Lener, fabrique de manteaux”, a également vu le jour. Particularités de cette marque : des manteaux femmes de grande qualité, confectionnés en laine, en alpaga, en angora, dans les plus beaux cotons. Des manteaux haut de gamme, dont l’inspiration seventies est évidente: “Les années soixante-dix ont été formidables en termes de création, et je suis persuadé que c’est la création qui nous fera sortir de la crise actuelle”, explique Frédérique Lener, actuel président du directoire de l’entreprise et petit-fils de Marguerite Lener, qui fonda l’entreprise en 1954. Pour faire revivre l’élan créatif de ces fameuses seventies, les stylistes de Lener-Cordier n’ont eu qu’à se replonger dans le patrimoine de leur entreprise. Créativité donc, car aujourd’hui en effet, si l’offre est pléthorique, elle s’est aussi considérablement standardisée. Lener-Cordier est particulièrement bien placée pour le savoir puisqu’elle fabrique dans ses usines ultramodernes d’Ukraine pour les plus grands noms de la mode française. Comme sous-traitant, elle applique à la lettre le cahier des charges de ses clients, mais lorsqu’elle fabrique pour son propre compte, les choix ne sont pas forcément les mêmes. En effet, si Frédérique Lener a décidé en début d’année 2009 de lancer sa propre marque, c’est aussi pour redonner à cette vieille entreprise française l’occasion de vendre en son nom son propre savoir-faire, sa propre qualité. Si Lener-Cordier produit jusqu’à un million de pièces par an pour ses grands donneurs d’ordres, elle a su garder un pied dans la fabrication plus confidentielle, moins standardisée, en travaillant notamment pour de jeunes créateurs. Pour cette clientèle, pas de grosses quantités produites en Europe de l’Est, mais du “cousu main” peaufiné ici, dans le Nord de la France, où l’entreprise vit le jour il y a plus d’un demi-siècle. Car en dépit de son développement industriel, Lener-Cordier à toujours conservé l’atelier de ses début, à Hazebrouck.  Et “Lener, fabrique de manteaux”, c’est ici. Depuis l’été 2009 en effet, les soixante couturières fabriquent, bichonnent, cousent et finissent à la main chaque pièce de la nouvelle marque, en vente depuis le mois de juillet dernier.
Si la création permettra de “sortir de la crise actuelle”, pour reprendre les mot de Frédéric Lener, la qualité, le savoir-faire seront à n’en pas douter des atouts supplémentaires. “Lener, fabrique de manteaux” annonce on ne peut plus clairement la couleur : cette nouvelle marque fabrique des manteaux pour femme, un point c’est tout. Un choix diamétralement opposé à la tendance actuelle qui veut  que chaque nom se décline à l’envi, qui veut qu’une marque de vêtements vendre sous licence des chaussures, des sacs, des lunettes, des parapluies, quand ce n’est pas des téléphones portables ou de la vaisselle. Nombre de ces marques ne sont d’ailleurs que des noms, du marketing. A l’exact opposé de ce que propose Lener aujourd’hui. Mais que vaut-il mieux finalement, acheter un vêtement d’une marque centenaire qui ne fabrique rien, ou celui d’une nouvelle marque fabriquée par une entreprise qui a accumulé expérience et savoir-faire depuis plus de cinquante ans ? ” C’est un marché de niche, concède Frédéric Lener, mais en pleine évolution, comme le prouve l’arrivée massive des manteaux d’été. Dépassant son rôle fonctionnel d’origine, le manteau est aujourd’hui une pièce maîtresse du vestiaire féminin (…), la seule capable de transformer la silhouette générale d’une personne”.
D’où l’importance de ne pas porter le manteau que toutes les autres femmes portent…

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