© Césaire. Sac Césaire, modèle Titi

Sac Titi, de chez Césaire. © Césaire

A force de délocaliser et de décliner leurs précieuses griffes sur tout et n’importe quoi, certaines grandes marques françaises du luxe vont finir par y laisser des plumes. Qualité, rareté, exclusivité, les valeurs qui hier ont fait leur réputation risquent en effet demain de faire celles de nouveaux venus.
Prenons Césaire par exemple. Cette toute jeune marque de maroquinerie pour femme, créée par Stéphanie Césaire, perpétue aujourd’hui la tradition française du travail du cuir. Une tradition que d’autres abandonnent au profit de fabricants exotiques, qui permettent il est vrai de gonfler significativement les marges. Césaire confie la fabrication de ses sacs à de petits ateliers français avec lesquels il est possible de tisser des relations de confiance et de proximité. Ici, les peausseries, les cuirs — cerf, chèvre, veau, agneau… — et les finitions sont irréprochables. Les tarifs pratiqués ne sont malheureusement pas à la portée de tous et d’aucuns diront que pour une nouvelle marque, c’est un peu exagéré. Peut-être. Mais que vaut-il mieux finalement : payer le prix fort — de 600 à 1000 euros — pour acquérir un sac de qualité exceptionnelle portant une griffe en devenir ou payer le même prix pour un sac de marque réputée fabriqué en Tunisie, en Roumanie ou en Chine ?
Les sacs Césaire sortent notamment d’un atelier du Maine-et-Loire qui confectionne aussi certains modèles de chez Chanel. C’est un gage de qualité. C’est la preuve également que tous les grands noms du luxe n’ont pas encore cédé aux charmes des pays à bas coûts…

Vers la rubrique “Maroquinerie et accssoires”

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