(Mise à jour : Minizabi fabrique toujours en France, mais également au Portugal désormais)

Voyons un peu ce que brodent les « grandes » marques de vêtements pour bébé et enfant sur leur site Internet*. Prenons par exemple celle-ci, que l’on appellera « Sornettes » pour éviter toute complication :
« Renouveler et transmettre aux jeunes générations partout dans le monde le patrimoine authentique et intemporel de la mode enfantine de tradition française. Sornettes est la marque ambassadrice du haut de gamme de la mode enfantine. Cette renommée est le fruit d’un engagement fort sur la qualité. »
Ou encore celle-ci, disons… Balivernes
« Depuis plus de trente ans, Balivernes habille nos enfants avec un grand savoir-faire et toujours beaucoup de modernité (…) Avec les ouvertures récentes de Saint-Tropez, Copenhague, Doha et Séoul, Balivernes compte désormais plus de 80 boutiques dans le monde ».
Avouons-le, ça nous en bouche un coin, nous autres modestes franchouillards contraints de survivre dans notre Hexagone étriqué, de savoir que Balivernes ouvre des boutiques à tire-larigot !
Mais au fait, où Sornettes et Balivernes fabriquent-elles leur camelote, dans quelles conditions sociales, pour quels salaires ? Et à quels prix leurs produits sont-ils vendus ?

Bio, fabriqué en France
Voyons à présent ce que Minizabi, nouveau venu de la mode enfantine, nous dit sur son site :
« Minizabi est une marque de vêtements en tissus biologiques pour bébés et enfants de 0 à 3 ans. Tous nos vêtements sont en coton et denim biologiques certifiés ; des tissus garantis sans OGM, sans pesticides ni engrais chimiques. Tous nos vêtements sont confectionnés en France, avec soin, dans nos ateliers de création de vêtements. »
Concrètement, une fois les collections dessinées, Minizabi reçoit les tissus, en rouleaux, puis procède à la coupe, à la confection et enfin à toutes les étapes de finitions. L’ensemble de ces opérations se fait à Bordeaux,  — où l’entreprise est implantée — et prochainement à Troyes.
C’est sûr, entre un atelier de confection à Troyes et une super boutique à Saint-Trop ou à Doha, y a pas photo. Même si derrière la boutique tropézienne se cache un sweat-shop indien ou chinois…
Alors laissons Sornettes « ambassader » loin de l’Hexagone, laissons Balivernes commercer sur tous les continents et contentons-nous d’acheter les vêtements « biologiques » que Minizabi fabrique en France, peut-être pas loin de chez vous.

* Les noms de marques sont inventés, mais les « blablas » sont réels !

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