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Elles représentent à elles deux moins de la moitié des ventes 2017 de la 208 ou de la Clio. Logique puisque celles-ci sont deux voitures françaises, alors que celles-là sont japonaises. Certes, mais si les petites Peugeot et Renault vendues en France sont en quasi-totalité pour la première et en majorité pour la seconde fabriquées hors de nos frontières, les Toyota Yaris et Nissan Micra sont elles en totalité assemblées en France. Toujours le même dilemme : faut-il privilégier un véhicule de marque française importé ou un de marque étrangère produit en France ?
Les constructeurs tricolores affirment que fabriquer des petits modèles « ici » n’est plus rentable. Soit. Mais alors pourquoi ça l’est toujours pour Toyota et pourquoi l’Alliance Renault-Nissan a-t-elle décidé de produire à Flins la dernière Micra, alors qu’elle  va y diminuer encore la production de la prochaine génération de Clio ? Il s’agit plus probablement de choix d’entreprise, comme l’illustre le fait que Renault produise tous ses véhicules utilitaires en France alors que PSA les importe en grande partie. Ou encore que PSA ait choisi de fabriquer ses C4 SpaceTourer en Espagne alors que Renault assemble ses Scenic en France…
Ce qui est certain, c’est que l’arrivée de la Nissan Micra à Flins — modèle le plus produit sur le site en 2017 — permet de « faire tourner » l’usine des Yvelines et de patienter jusqu’au prochain doublement de la production de la Zoé, qui devrait à terme atteindre 120 000 exemplaires. La fabrication de moteurs électriques devrait elle aussi monter en puissance pour passer de 80 000 à 240 000 d’ici à 2022. Renault-Nissan a en outre annoncé que le site de Douai, qui produit les Scenic, Espace et Talisman, se verra demain confier la production d’un nouveau modèle électrique. Au total, le groupe projette ainsi d’investir 1 milliard d’euros dans ses usines françaises.
En attendant cette révolution électrique annoncée, et en espérant que suffisamment de bornes de rechargement soient enfin installées sur le territoire, celles et ceux qui s’apprêtent à changer de véhicules “thermiques” ne doivent pas oublier la Nissan Micra. Avec son moteur et sa plate-forme Renault ainsi que sa fabrication francilienne, elles est en effet — avec quelques milliers de Clio et de 208 haut de gamme —, la plus française des petites voitures commercialisées dans l’Hexagone. A moins de préférer la Toyota Yaris Hybrid, qui « injecte » déjà un petit peu d’électricité dans les déplacements. Et qui, en conséquence, rejette moins de gaz d’échappement.

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