L’atelier-boutique est niché en bord de Seine, face à l’île Saint-Louis. C’est là, dans cet environnement chargé d’histoire, que Philomène Thebault imagine, dessine et fabrique, elle-même et à la main, les bijoux qui portent son nom. Philomène Thebault est en effet joaillière, un métier, un art aussi, qui lui permet de travailler l’or et l’argent, les pierres de toutes les couleurs, les formes modernes ou les plus classiques. Pour créer, se renouveler, pour imaginer une nouvelle bague, un bracelet différent, l’artisane et artiste se nourrit de son quotidien. En flânant à Paris par exemple, à pieds ou à vélo, en observant les bâtiments de la ville, ses monuments… L’architecture est en effet une de ses sources favorites d’inspiration. Les voyages le sont également et apportent une touche d’exotisme aux bijoux qu’elle fait naître.
Même lorsque les formes ou le rendu sont modernes, le travail de fabrication reste fidèle aux traditions, de celles qui ont fait la réputation mondiale de la joaillerie française.

C’est toujours en maniant le crayon et la gomme, puis le pinceau et la peinture que Philomène Thebault représente un bijou. Puis l’artisane remplace l’artiste : place alors à l’étau, au maillet, à la lime, à la scie, au chalumeau, au brunissoir, etc. Ce travail, manuel au plus beau sens du terme, n’exclut pas pour autant la minutie, comme en témoigne l’usage intensif fait des brucelles, une manière de pince à épiler, du pied à coulisse ou de la loupe.
Le catalogue de Philomène Thebault s’adresse avant tout aux femmes et présente nombre de bagues — de fiançailles notamment —, d’alliances, de colliers, de boucles d’oreille et de bracelets, d’inspirations ancienne ou moderne. Quelques créations masculines sont néanmoins proposées, notamment des bagues et des alliances.
Afin de ne pas encourager l’extraction minière, les diamants des bagues de fiançailles sont, autant que faire se peut, des pierres préalablement montées sur des bijoux anciens. Elles sont bien sûr repolies et certifiées par le laboratoire HRD de Anvers, un des trois les plus réputés au monde. Le certificat délivré est la preuve écrite des caractéristiques d’un diamant, le garant de sa valeur.


Enfin, en marge des bijoux qu’elle fabrique en petites séries, la joaillière peaufine également des pièces sur mesure, à partir d’une ancienne pierre à monter par exemple. Il suffit de passer à l’atelier, 13 quai de la Tournelle, dans le 5e arrondissement de la capitale, et d’en discuter tranquillement avec la maîtresse de maison.

Philomène Thebault : bijoux précieux fabriqués à la main en France, à Paris