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C’est le Nord de l’Hexagone qui aura la primeur des transports collectifs à l’hydrogène ! La première station destinée à l’avitaillement de bus à hydrogène a en effet été inaugurée le 21 juin dernier à Houdain, dans le Pas-de-Calais. C’est le Syndicat mixte des transports Artois-Gohelle (SMT-AG) qui est à l’origine de cette première, qui permettra à ces bus non polluants d’effectuer la desserte et le ramassage de passagers entre Bruay-La-Buissière et Auchel, d’ici à la fin de l’été.
L’hydrogène de la station est produite par électrolyse de l’eau grâce à de l’électricité renouvelable, garantie d’origine France. Plusieurs autres entreprises tricolores sont parties prenantes, qui concrétisent la : coté station, c’est Engie qui fournit l’électricité renouvelable, tandis que McPhy est responsable de l’électrolyseur alcalin de 700 kW ; côté matériel roulant, Safra fabrique les bus tandis que Symbio, désormais filiale de Michelin, a en charge la pile à combustible. Au final, les Businova de Safra affichent une autonomie de 300 kilomètres environ. Assiste-t-on à la naissance d’une vraie filière hydrogène nationale ?

Nouvelles énergies, nouveaux bus

Avec cette inauguration, Safra quitte non seulement ses terres du Sud-Ouest pour s’implanter au nord de la Loire, mais il devient aussi le premier fabricant français de bus à l’hydrogènes. Les premiers exemplaires Businova qui circulent déjà, à Albi et à Périgueux notamment, sont en effet des véhicules hybrides qui associent énergies hydraulique, électrique et thermique. Les Businova ne sont pas des bus traditionnels qui ont été adaptés pour fonctionner à l’électricité et à l’hydrogène. Il s’agit au contraire de véhicules développés spécialement, à l’image des bus Aptis fabriqués par Alstom. Ils se distinguent en cela de leurs concurrents et apportent de vraies nouveautés, de réelles innovations, made in France qui plus est. Une performance d’autant plus remarquable que Safra, un « simple et modeste carrossier », n’est en rien comparable au fabricant du TGV et des tramways de nos villes. En particulier en termes de R&D, de moyens humaines et, bien sûr, de ressources financières.