Paraboot Michaël pour femme, fabriquée en France.
La Paraboot Michaël, pour homme et femme, est toujours aussi populaire, malgré ses 70 ans.
© Paraboot

L’histoire de Paraboot commence au début du 20e siècle. Plus de 110 ans plus tard, Paraboot est après JM Weston le plus important fabricant français de chaussures.
Entre ces deux périodes, des hauts puis des bas qui ont failli entraîner sa disparition, au début des années 1980 notamment. Il a fallu s’adapter, changer de cibles et de styles, s’adresser d’abord aux citadins, puis exclusivement aux professionnels à la recherche de chaussures rustiques et solides. Puis plus tard encore fabriquer spécialement pour les alpinistes et les aventuriers. Aujourd’hui, Paraboot est la synthèse de cette longue et riche histoire.

Paraboot fabrique des chaussures en France depuis 1908.
Paraboot a été fondée en 1908, dans l’Isère. Elle y est toujours implantée. © Paraboot

Chaussures made in France pour les particuliers et les professionnels

D’un côté, l’entreprise fabrique pour les administrations, les bûcherons, les guides de hautes montagnes, les gendarmes, les motards de la police nationale, etc. Ces modèles pour les professionnels étaient hier vendus sous les marques Parachoc et Galibier. Elles le sont désormais sous la simple appellation Paraboot Pro.
De l’autre, Paraboot produit des chaussures pour le grand public, public qui doit toutefois disposer de quelques moyens. Positionnées moins haut de gamme et moins élitistes que celles fabriquées par JM Weston, les chaussures Paraboot sont cependant vendues plusieurs centaines d’euros, tarif qui se situe très largement au-dessus de ce que les Français dépensent en moyenne pour se chausser. Le problème est toujours celui de l’investissement initial, car au bout du compte, ces chaussures robustes et réparables ont une durée de vie très nettement supérieure à celle d’autres, vendues beaucoup moins cher.

Chaussures homme fabriquées en France, par Paraboot.
En marge de ses modèles historiques, Paraboot fabrique aussi des chaussures plus urbaines et habillées, pour homme et pour femme. © Paraboot


Grâce à leur construction — cousu goodyear ou norvégien —, les Paraboot peuvent en effet être ressemelées plusieurs fois. Il suffit par conséquent de bien entretenir les tiges — les dessus en cuir —, de les protéger contre les intempéries quand c’est nécessaire et de faire changer les semelles quand elles sont usées pour pouvoir garder la même paire de chaussures pendant des années. Années pendant lesquelles nombre de chaussures « bon marché » auront été achetées, usées, jetées puis remplacées par d’autres.

Modèles classiques et plus actuels

Le derby Michaël, fabriquée pour les hommes et pour les femmes, demeure aujourd’hui encore la vedette du catalogue Paraboot, malgré ses plus de soixante-dix ans. D’autres modèles, tels que le Chambord ou l’Avignon, ont eux aussi leurs inconditionnels, qui pour certains les achètent en divers coloris.
En marge de ces classiques Paraboot, la marque propose une très large gamme de derbies, richelieus, bottines, mocassins, bateaux et même de « sneakers », pour les hommes et pour les femmes. À noter : certains mocassins et certaines chaussures à vocation plus sportives sont fabriquées en France, mais aussi en Espagne. Ce sont les seules entorses au made in France que l’entreprise s’autorise.

Le site de fabrication de Paraboot, implanté à Saint-Jean-de-Moirans, dans l'Isère.
La production de Paraboot est désormais concentrée dans une seule et unique usine, ultra-moderne et fonctionnelle. © Paraboot


Alors qu’elle disposait dans l’Isère de deux usines historiques jusqu’en 2017, Paraboot a rassemblé l’ensemble de sa production sur un seul et même site, toujours dans l’Isère, à Saint-Jean-de-Moirans. Avec ce nouvel outil, vaste, moderne et fonctionnel, et alors que les coups de boutoir de la mondialisation ont déjà disséminé presque tous ses concurrents français, Paraboot semble bien armé pour le siècle à venir.

Paraboot : chaussures haut de gamme pour homme et femme, pour l’essentiel fabriquées en France.