À Dijon, on va valoriser les déchets ménagers pour produire de l’électricité, qui servira ensuite, via la production d’hydrogène décarboné, à faire rouler le camions-bennes… © Pixabay/Hans Braxmeier

Que vaut-il mieux : se débarrasser tant bien que mal déchets ménagers et importer du pétrole pour faire rouler les camions-bennes qui les collectent ; ou transformer ces déchets en énergie pour faire circuler, entre autres, les camions-bennes qui les collectent ?
La Ville de Dijon a choisi et opté pour la seconde option. Les responsables de la capitale bourguignonne ont en effet décidé de produire de l’hydrogène décarboné à partir des ordures ménagères, cela dès 2022. Deux usines de fabrication vont voir le jour, qui devraient permettre de produire 5 tonnes d’hydrogène décarboné par jour à l’horizon 2028. Les trois quarts de l’électricité nécessaire à la production de cet hydrogène seront fournis par l’incinérateur de déchets, le dernier quart par une ferme photovoltaïque de 12 hectares.
Premier objectif : remplacer les bus hybrides de la ville par 35 bus, dès 2022. Idem pour 10 camions-bennes À terme, la totalité des 210 bus et des 45 bennes ainsi que 1 000 à 2 000 véhicules municipaux légers circuleront grâce à l’hydrogène. Ou comment utiliser des déchets, dont on ne sait généralement que faire, pour les transformer en source d’énergie propre qui, ensuite, permet de faire circuler les transports publics, sans la moindre émission polluante.
Cette première initiative peut en inspirer d’autres, ce qui est une excellente nouvelle pour les habitants des villes et l’environnement, mais aussi pour les constructeurs tricolores de bus électriques — Heuliez, BlueBus, Alstom et Safra-Businova — ou encore de piles à combustible — Symbio en particulier.