Depuis sa reprise en mains il y a une dizaine d’années, la Camif a opéré un repositionnement qui se révèle, aujourd’hui, tout à fait dans l’air du temps. À l’origine — en 1947 — coopérative de vente par correspondance pour les enseignants, la Camif a fini en cessation de paiements une quarantaine d’années plus tard. Reprise par le fondateur de Matelsom en 2009, la Camif est aujourd’hui ouverte à tout le monde. Et elle est devenue un des fers-de-lance de la production locale. Elle permet ainsi à des PME tricolores d’écouler leur production. Mieux : la Camif a lancé sa propre marque, Camif Édition, grâce à laquelle elle crée, fait fabriquer et commercialise, sans intermédiaire — fabricants mis à part — ses propres meubles et accessoires, son propre linge de maison.
Si les enseignants peuvent, peut-être, regretter la Camif telle qu’elle existait jadis, les fabricants et les consommateurs lambdas peuvent au contraire s’en réjouir. L’entreprise a indéniablement pris un coup de jeune, ce qui lui permet de valoriser le made in France, qui était encore considéré comme ringard il y a peu.
En ce tout début de mois de juillet, la Camif lance ses ventes privées, en prémices aux prochains soldes d’été. Et pour pouvoir en profiter, il suffit de se créer un compte — un nom, un prénom et une adresse mail. Pas besoin d’être professeur ou maître des écoles…
Au programme de ces ventes privées : des remises intéressantes sur l’électroménager, sur la literie, sur le linge, sur les meubles d’intérieur — salon, chambre — et sur ceux d’extérieur — jardin.

Savoir ce que l’on achète…

Tous les produits commercialisés par la Camif ne sont pas made in France, faute de combattants. Ainsi, le réfrigérateurs, lave-linge et autres lave-vaisselle made in France appartiennent en effet pour l’essentiel à l’histoire… Même les appareils de cuisson sont de plus en plus rares, dans la catégorie “gros électroménager” tout au moins. Le fait que les appareils de marques De Dietrich et Sauter ne soient pas « remisés » explique sans doute en partie cela… La France n’est pas le seul pays occidental à connaître cette évolution : nombre d’appareils allemands supposés haut de gamme — Bosch, Miele, Liebherr — sont aujourd’hui fabriqués en République tchèque, en Pologne, en Bulgarie ou en Turquie. L’Italie et la Grande-Bretagne — avec ses appareils de cuisson haut de gamme — s’en sortent finalement plutôt bien… À noter : dans la catégorie « jardin » se trouvent également les planchas, les barbecues, les dessertes, etc. Et pour ces appareils d’extérieur, l’offre tricolore est nettement plus abondante. L’avantage avec la Camif, c’est que l’on achète en connaissance de cause. Le pays de fabrication est en effet toujours précisé, qu’il s’agisse d’électroménager, de linge, de literie ou de meubles.
Grâce à ces ventes privées, il est sans doute possible de faire quelques bonnes affaires — jusqu’à – 50 %. Cela risque d’être plus compliqué lors des soldes…

Camif : équipement de la maison haut de gamme et made in France — en grande partie…