Les Petits plats d'Arthur, plats fabriqués en France servis dans des bocaux.

La pandémie qui s’éternise risque de provoquer la fermeture des restaurants. De nouvelles habitudes vont elles émerger ? S’ils ne peuvent plus accueillir de clients au sein de leurs établissements, les restaurateurs vont-ils se convertir « aux plats à emporter ». Si, en Asie, c’est avec de simples baguettes que l’on mange, c’est parce que les plats sont déjà préparés en amont. Tout est coupé en cuisine. Lorsque le plat est servi, il suffit de le déguster, à table ou assis sur un banc. En France et ailleurs en Occident, les habitudes culinaires sont différentes. Lorsqu’un plat quitte la cuisine, une partie « du travail » reste à faire. D’où l’assiette et les indispensable couverts. D’où aussi la difficulté de bien manger sans table… Il y a certes le sandwich, mais le choix est vite limité.
Des entreprises proposent, depuis plusieurs années, des solutions intermédiaires. Boco, qui est présente à Paris et à Lyon, sert ainsi à ses clients de délicieux plats servis dans des bocaux. Les recettes sont élaborées par de grands noms de la gastronomie française. Ces bocaux peuvent être dégustés sur place — pour l’instant… — ou emportés. Dans la même veine, Les Petits plats d’Arthur propose également des bocaux, uniquement disponibles en ligne. Les plats proposés par Arthur sont sains, gourmands et fabriqués dans l’Hexagone, à partir de produits fournis pour l’essentiel par de petits producteurs locaux. Ils sont sans gluten, sans lactose, sans conservateurs, sans additifs ni huile de palme. Il suffit de les réchauffer, puis de les ouvrir, de prendre une fourchette ou une cuillère et de savourer.

Tous les Petits plates d'Arthur sont fabriqués en France à partir d'ingrédients locaux et sains.

Manger bon et sain pour le prix d’un ticket restaurant

Grâce aux Petits plats d’Arthur et à d’autres, il est possible de manger sur le pouce des plats de grande qualité. Et ce pour le prix d’un ticket restaurant. Il suffit d’en commander plusieurs pour la semaine. Une solution intelligente alors que le travail à distance est appelé à se développer. Et ce n’est pas parce que les hommes et les femmes devront de plus en plus travailler chez eux qu’ils auront nécessairement le temps de se préparer à déjeuner. La start-up française Frichti, qui opère depuis 2015, entend également profiter de cette nouvelle organisation du travail. Elle aussi prépare des repas sains, confectionnés avec des ingrédients locaux et naturels. Après tout, il ne doit pas être très difficile de faire mieux que les géants de la restauration collective, ces grands spécialistes de l’alimentation insipide et gorgée de produits chimiques. Une alimentation qui est le plus “bel” exemple de ce que peut produire l’industrie agro-alimentaire née au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
Reste une question, un problème : celui de la livraison. Mêmes celles et ceux qui revendiquent un comportement exemplaire envers leurs livreurs ne sont pas à l’abri de dérives. Il ne faudrait pas en effet que la santé d’une partie de la population s’améliore, que les papilles de certains soient dorlotées, pendant que les conditions de vie d’une autre partie de cette population se dégradent encore davantage.