La grande spécialité de Saint James, c’est le tricot. Ce tricot se présente sous la forme du traditionnel pull marin et de la tout aussi traditionnelle marinière. Des pulls, marins ou non, et des cardigans, Saint James en fabrique depuis le milieu du 19e siècle. La marinière et les t-shirts sont quant à eux « arrivés » beaucoup plus tard, au début des années 1990.

Pêcheurs bretons et Marine nationale

Les origines du pull marin remonteraient, selon la petite histoire, à celle des pêcheurs bretons qui, pendant les périodes de « pêches maigres » au 19e siècle, prenaient la mer pour vendre des primeurs outre-Manche. De l’ail notamment. Et pour les Anglais, ces « marchands d’ail » portaient de bien étranges pulls, épais et bruts, qui, pour protéger des intempéries ceux qui les portaient, descendaient jusqu’au milieu de leurs jambes. Bref, des chandails marin bretons…
La marinière a elle aussi son histoire. Des lithographies prouvent que les pêcheurs de Bretagne, de Normandie et du nord de la France portaient des tricots rayés au tout début du 19e siècle. Pour autant, l’histoire officielle retient la date du 27 mars 1858. Ce jour-là, un décret est publié au Bulletin officiel de la Marine nationale, qui introduit le tricot à rayures bleu et blanc dans la liste des uniformes de matelots de ladite Marine nationale. Ce décret précise même le nombre de rayures, soit 21 blanches et 20 ou 21 bleues. La largeur de ces rayures est elle aussi réglementée : 20 mm pour les premières, 10 pour les secondes. Le motif de la marinière devait permettre de repérer plus facilement un homme tombé à la mer.

Cœur de métier et gamme élargie

Même si pulls marins et marinières ont récemment « pris des couleurs », notamment via quelques partenariats, les valeurs sûres demeurent inchangées : le bleu marine et le blanc — ou l’écru — , uni ou à rayures, dominent encore largement.

Comme son principal concurrent Armor-lux, Saint James a élargi sa gamme. Si l’entreprise fabrique certains de ces nouveaux produits — bonnets, écharpes, t-shirts, robes marinières… —, elle confie à des fabricants étrangers la fabrication de nombreux autres. C’est par exemple le cas des chemises, des pantalons, des casquettes ou encore des manteaux. Il est par exemple préférable de se tourner vers d’autres marques, à l’image de Le Glazik, pour s’offrir au meilleur prix un caban made in France. Au total, les vêtements et accessoires Saint James fabriqués en France, qui sortent donc de l’usine implantée « face » au Mont-Saint-Michel, représentent environ 70 % de ce que la marque normande commercialise. Et même 100 % des pulls et marinières.

Saint James : pulls, gilets, bonnets, écharpes, marinières et t-shirts made in France