La BRM GF7-38 est une montre femme pour le golf, équipée d’une masse autorégulante et de six amortisseurs. Ce dispositif, baptisé free-floating, protège le mouvement contre les chocs. © BRM Chronographes

BRM Chronographes n’est pas une marque française de montres comme les autres. D’abord, parce qu’il ne s’agit pas seulement d’une marque : BRM Chronographes est aussi un fabricant. Ensuite, parce que cette entreprise n’est pas implantée dans le Jura, berceau de l’horlogerie hexagonale, mais en Île-de-France.
Ces deux points suffisent déjà à la distinguer de ses concurrents. Mais ce ne sont pas les seuls…
La manufacture BRM fabrique et commercialise en effet des montres qui affichent une forte personnalité, qui allie sportivité et technologie. Pour comprendre cette différence, il faut remonter aux origines de la maison, née au début des années 2000. Bernard Richards, son fondateur est, alors et avant tout, un passionné de sports mécaniques.
Sa rencontre avec Jean-Paul Crabbe, un des plus éminents horlogers français, va tout changer. Il va dès lors marier sa passion initiale à celle de son nouveau partenaire. De cette collaboration naît BRM, une manufacture qui, près de vingt ans plus tard, fait vivre l’horlogerie tricolore.

Plus qu’une marque, un vrai fabricant

Autre particularité, et non des moindres, de BRM Chronographes : elle fabrique elle-même une grande partie des composants qu’elle utilise. Les boîtiers, les lunettes/rehauts, les couronnes/poussoirs, les protège-couronne, les cornes, les fonds ainsi que les boucles sont ainsi peaufinés en interne. À titres d’exemple, les boîtiers BRM sont constitués de 18 pièces, les boucles de bracelet de 9 ou 12. BRM est en effet équipée de machines numériques qui lui permettent de ne pas dépendre de fournisseurs pour ces nombreux éléments. L’entreprise se fournit cependant à l’extérieur, en France d’abord, puis en Suisse et en Italie, pour d’autres pièces. C’est le cas pour les aiguilles, les bracelets, les verres et les cadrans. Ces divers éléments — verres mis à part ! — sont, en revanche, imprimés en interne.
C’est de Suisse que sont importés la majorité des mouvements qui sont intégrés aux montres BRM. Certains de ces calibres automatiques ETA sont emboîtés « tels quels ». D’autres servent de base et sont retravaillés par BRM, avant d’être insérés placés dans les boîtiers.

Certaines montres les plus exclusives, comme la R46, intègrent un calibre en forme de moteur, intégralement fabriqué, en France, par BRM Chronographes. © BRM Chronographes

Des montres uniques, fabriquées en France

Chaque modèle de la marque francilienne est un tour de force technique et technologique. La Birotor est ainsi le premier modèle du marché équipé de sept verres, implantés sur les six faces de la montre. La R50 est la première à embarquer un mouvement flottant monté sur trois triangles en carbone. La MK 44 est le chronographe automatique le plus léger du monde, avec seulement 50 grammes sur la balance. La V6 S est de son côté la première montre dotée d’un mouvement suspendu par trois amortisseurs semi-couchés.
Et puis il y a la BRM RG46, qui est équipée « d’un mouvement exclusif suspendu sur trois amortisseurs et trois vérins verticaux, d’un rotor monté sur des billes en céramique et d’une masse autobloquante brevetée. » Notons enfin que les montres de la collection golf intègrent la technologie full-floating, qui autorise la pratique de ce sport, sans risque de détérioration du mouvement de la montre.

BRM Chronographes fabrique la majorité des composants de ses montres, dans de très nombreux matériaux : inox, bronze, titane, carbone, aluminium… © BRM Chronographes

Mouvement maison et matériaux high-tech

Car BRM n’utilise pas uniquement des mouvements suisses, adaptés ou non : la manufacture fabrique ses propres mouvements. Même parmi les grandes maisons suisses, rares sont celles qui fabriquent leurs propres calibres.
La majorité utilise en effet des mouvements fournis par leurs compatriotes ETA, Stellita ou encore Ronda. Beaucoup d’autres, en France notamment, s’appuient sur des mouvements japonais Miyota ou Seiko. Toujours en France, deux ou trois maisons — Pequinet, Yema… — utilisent leurs propres « mécaniques ». Mais si celles-ci sont élaborées, développées et assemblées en interne, elles le sont avec des pièces essentiellement importées, de Suisse ou de Chine. BRM Chronographes fait donc véritablement figure d’exception.
Pour fabriquer ses modèles, la manufacture BRM recourt à des matériaux techniques, issus notamment de l’industrie automobile. Les boîtiers sont ainsi usinés « dans la masse à partir de barres de matières brutes ». Il s’agit d’inox, de bronze, de titane, de carbone, de Fortal HR® (aluminium) ou encore de Marklon® (polycarbonate).
Chaque modèle est peaufiné à la main et, malgré l’équipement high-tech, le travail de BRM demeure artisanal. La marque fabrique en outre tous ses modèles historiques sur commande, même ceux qui ne figurent plus sur le site Internet. Il s’agit le plus souvent de montres exceptionnelles, rares et très coûteuses.

BRM Chronographes propose une personnalisation complète de ses montres made in France. © BRM Chronographes

Personnalisation complète des modèles

Les plus populaires et les plus accessibles — les V3, V5, V6 ou V7 notamment — affichent des tarifs analogues à ceux des grands concurrents suisses. Quant aux modèles les plus rares, dotés notamment du mouvement maison, il faut débourser beaucoup plus pour s’en offrir un. Cela d’autant que grâce au configurateur en ligne, il est même possible de créer sa montre sur mesure.
Il suffit pour cela de choisir son boîtier, sa couronne, son cadran, ses aiguilles, ses cornes, la boucle de son bracelet, son bracelet bien sûr, etc.
BRM Chronographes n’est déjà pas la marque de M. Tout-le-Monde. Cette personnalisation la distingue encore davantage.
À noter : BRM Chronographes propose des modèles d’occasion sur son site Internet. Un bon moyen d’accéder aux « joyaux » de la maison, à des tarifs plus accessibles.
BRM Chronographes, qui mérite véritablement le nom de manufacture, a récemment reçu la labellisation EPV. Une consécration pour cette marque française de luxe, que certains ont découverte via les pendules des automobiles DS.
C’est aussi la reconnaissance d’un savoir-faire exceptionnel qui, même s’il n’est pas jurassien, porte très haut les couleurs de l’horlogerie tricolore.