
L’impression 3D a fait beaucoup parler d’elle au cours de la deuxième moitié des années 2010. Ce bruit s’est quelque peu atténué depuis, ce qui ne signifie pas que cette technologie a disparu pour autant. Simplement, les médias sont passés à autre chose. Un phénomène analogue s’est produit avec les drones, qui après avoir affolé Internet, se sont progressivement éclipsés, eux aussi. En 2023, ces petit appareils sont moins grand public, plus professionnels, voire militaires, comme leur usage intensif sur les champs de bataille en Ukraine l’illustre malheureusement.
Dagoma, bientôt dix ans…
Pas d’imprimante 3D en revanche sur le front, même si la bataille pour survivre en tant que fabricant est rude. Nombre d’acteurs ont en effet disparu et seuls les plus solides sont encore présents sur le marché. C’est le cas notamment de Dogoma, petit fabricant français fondé en 2014. C’est d’autant plus remarquable que Dagoma conçoit, développe et fabrique des imprimantes grand public, alors que d’autres commercialisent des modèles professionnels plus coûteux, de grosses machines industrielles, voire de très grosses machines.
La caractéristique principale des imprimantes 3D Dagoma est, semble-t-il, leur simplicité d’installation et de fonctionnement. Elles sont, en effet, surtout destinées à celles et à ceux qui veulent disposer d’une machine simple, sans fonctionnalité exceptionnelle, qui soit capable d’imprimer des petits objets. Problème : pour moins cher, des imprimantes chinoises en font autant, voire plus. Mais ce phénomène n’est propre ni à Dagoma ni à l’impression 3D en général. Elle est due à la différente de coût de la main-d’œuvre et à la faculté que les entreprises chinoises ont de fabriquer en très grandes quantités. Et plus la quantité produite augmente, plus les prix baissent.

Des machines très faciles à utiliser
À ce petit jeu, Dagoma ne joue pas dans la même catégorie, puisque toutes ses imprimantes sont fabriquées en interne et que l’entreprise compte à ce jour une vingtaine de salariés. Mais Dagoma ne se contente pas de fabriquer des imprimantes 3D : elle produit également, à la commande, des pièces pour des entreprises. Ainsi, ce sont environ 300 imprimantes 3D Dogoma qui fabriquent chaque jour des pièces en plastique que d’autres entreprises leur commandent, en petites et moyennes séries. Ces machines fabriquent aussi les pièces en plastique qui sont intégrées aux imprimantes Dagoma. L’entreprise travaille également – mais ce ne sont encore que les débuts – sur l’impression métal, ce qui lui permettrait d’enrichir son offre.
Le fabricant propose à ce jour deux gammes d’imprimantes : la Delta, qui comprend les modèles Sigma et Magis, et la Disco. Selon le constructeur, la Sigma est l’imprimante 3D « la plus simple à utiliser au monde ». Et qui pourrait n’être qu’un slogan publicitaire semble être la réalité.

Fiabilité très largement améliorée
De nombreux tests réalisés par des utilisateurs semblent, en effet, attester cette simplicité. Un avantage comparatif important par rapport à d’autres modèles, chinois notamment, qui sont meilleur marché, mais qui nécessitent souvent certains talents de bricoleur.
Malheureusement, ces testeur déploraient également certains points faibles en matière de fiabilité. Le fabricant français semble avoir tenu compte des retours clients et a depuis constamment amélioré ses machines. Quelques makers ont d’ailleurs eu la bonne idée de comparer d’anciennes et de nouvelles versions, comparaisons qui confirment les améliorations et les perfectionnements apportés aux imprimantes 3D de la marque.
Quant à la Dagoma Disco Ultimate, elle est livrée en kit et est, par conséquent, moins simple à prendre en main que les modèles Sigma et Magis, livré montés. La Disco est en revanche plus évolutive et s’adresse à des utilisateurs plus avertis.
Fabriquer soi-même, chez soi, ses propres objets
Dogoma commercialise également des filaments de quatre fournisseurs – Chromatik, Filo 3D, Polymaker et Pantone® –, sans lesquels il n’est pas possible d’imprimer quoi que ce soit.
À noter : l’entreprise dispense des formations de vingt et un jours pour aider ses clients à prendre en main leur nouvelle acquisition.
Dans la rubrique Inspiration de son site Internet, Dagoma présente nombre de produits qui peuvent être fabriqués avec ses machines – réunis dans les catégories Hobbies, Quotidien et DIY –, ainsi que les fichiers numériques, gratuits, qui permettent de les fabriquer. Bien entendu, Internet regorge également d’idées et de fichiers pour fabriquer ses propres objets et accessoires.

Pour accompagner celles et ceux qui aimeraient s’essayer à l’impression 3D sans investir tout de suite dans une imprimante, Dagoma propose des abonnements sans engagement pour ses machines Magis et Sigma. Et si l’expérience est concluante, il sera toujours d’offrir sa propre imprimante 3D pour fabriquer ses propres gadgets, objets de décoration, vases, appliques et abat-jour, bijoux, pièces de réparation, jeux, jouets et autres figurines.




