Quoi de mieux que de pouvoir se fournir à proximité ? Taxes de M. Trump ? Mesures de rétorsion de M. Xi ? Flambée du prix du transport maritime ? Désorganisation de la fameuse « chaîne de valeur » ? Allongement des durées de livraison ? Même pas mal !, ou alors beaucoup moins, même si les prix de certaines matières premières augmentent.

Mondialisation : un modèle à bout de souffle ?

Ainsi, Cocorico, marque française – on s’en serait douté – de prêt-à-porter exclusivement fabriqué dans l’Hexagone, n’a pas à craindre d’augmentation des prix de la main-d’œuvre en Asie ou en Europe de l’Est ni à appréhender l’envolée des coûts du transport. D’aucuns diront qu’un t-shirt ou un polo importés du Vietnam ou du Bangladesh resteront moins chers, tant le différentiel de prix entre ces pays et la France est important. Sans doute, mais il n’est est pas moins vrai que les marges des marques qui importent risquent de souffrir si elles veulent que leurs prix restent beaucoup plus abordables que ceux des productions locales. Or, en l’occurrence, les tarifs pratiqués par Cocorico sont très raisonnables, surtout pour de la fabrication française. Ils n’ont rien de scandaleux, contrairement à ceux pratiqués parfois – et même trop souvent – par d’autres marques françaises, qui appliquent sans doute, sur des produits manufacturés dans l’Hexagone, les mêmes marges que ceux qui vendent des produits fabriqués en Asie. Résultat de cette malheureuse combinaison : des tarifs prohibitifs, inaccessibles à la majorité de ceux qui voudraient privilégier les produits locaux.
Quant à ceux qui pourraient les payer, ils préfèrent en général s’offrir des produits de marque, sans considération aucune de leur pays de production.

Cocorico, le made in France accessible

Rien de cela chez Cocorico, qui propose des sous-vêtements et des vêtements made in France à des prix raisonnables. Cela d’autant que la marque a la bonne idée d’offrir 10 % de remise aux nouveaux clients ou encore de proposer des rabais très intéressants sur les anciennes collections. Les prix affichés par Cocorico sont d’autant plus appréciables que les articles de la marque ne sont pas « seulement » confectionnés en France : les matières premières sont également, le plus souvent, d’origine locale. Par exemple, le fil de coton – qui, en revanche, a forcément poussé hors de nos frontières, contrairement au lin – des polos est tricoté en région lyonnaise tandis que la confection se fait à Bobigny, près de Paris. Même chose pour les sweat-shirts (classiques, à zip, à capuche ou à col camionneur) : leur tissu – 97 % coton et 3 % élasthanne – est tricoté dans le sud-ouest, près de Castres, et la confection effectuée ensuite dans le Nord ou à Bobigny. Et cette fabrication 100 % française est également de rigueur pour les t-shirts – à manches courtes ou longues –, les boxers, les culottes, les débardeurs ou encore les caracos.

Un tissu spécialement créé pour les vêtements de sport

Pour les joggings, les shorts, les leggings, les brassières et certains t-shirts, le coton cède la place au polyester et à l’élasthanne. Plus légers, plus élastiques tout en évacuant plus facilement la transpiration et en séchant plus vite, ces tissus sont préférables pour la pratique du sport. On peut en outre les laver plus souvent, ce qui est nécessaire après chaque séance en salle de sport ou après chaque course en ville, en montagne ou au bord de la mer. Ces matériaux sont certes synthétiques, mais ils sont de plus en plus recyclés et recyclables. Celui utilisé par les vêtements Cocorico est, en outre, une création de l’entreprise. Baptisé Plume Tech, il est constitué à 96 % de polyester et à 4 % d’élasthanne. Idéal pour suivre les mouvements et pour épouser les courbes. Quant à la fabrication de ces tenues de sport, elle est elle aussi intégralement réalisée dans l’Hexagone. Le tissu est ainsi tricoté dans le Tarn, la confection est assurée dans le Nord tandis que les finitions sont réalisées dans le Lot, dans l’atelier familial. Car Cocorico est, en effet, une histoire de famille, imaginée et concrétisée par deux frères et une sœur.
Cinq ans après sa naissance, l’entreprise compte une petite quarantaine de salariés. Mieux : elle s’appuie sur ses clients pour cocréer les produits, qu’elle fera ensuite fabriquer par ses partenaires français, avant de les commercialiser.

Des vêtements dans de nombreux coloris, avec ou sans logo

Plus rare encore, Cocorico a également créé une collection de pulls – et de gilets pour les femmes – , en laine et acrylique ou en coton. Là aussi, la fabrication est intégralement – tricotage et confection – réalisée dans l’Hexagone, très précisément à Clamart, aux portes de la capitale. Quels qu’ils soient, les vêtements et sous-vêtements Cocorico sont disponibles en de nombreux coloris – marine, ciel, gris, sable, kaki, sauge, terracotta, rose, bordeaux, etc. Quelques modèles de t-shirts, de boxers ou de chaussettes arborent également de jolies rayures. À noter : si la marque brode son logo ici et là, agrémenté parfois de messages, Cocorico a fait le choix de commercialiser aussi des modèles dénués de tout marquage. Baptisés Intemporels, ces t-shirts, sweat-shirts et autres polos neutres plairont à celles et à ceux qui veulent acheter des vêtements made in France sans, pour autant, afficher leur choix. Contrairement aux clients des marques les plus réputées, pour lesquels seuls comptent le nom et le logo. Quand bien même la valeur intrinsèque des vêtements qu’ils portent ne représente que quelques pour cent du prix qu’ils ont payé.

Cocorico : vêtements et sous-vêtements 100 % fabriqués en France, pour homme et femme