Jusqu’à aujourd’hui, l’alternative pour tout citadin soucieux de circuler à deux-roues, sans polluer ni trop transpirer, était la suivante : acheter un vélo électrique (VAE) ou un scooter, tout aussi électrique. A cela s’ajoutait également l’option eSolex ou le récent e.Mo, commercialisé par Matra. Point commun de tous ces véhicules, électricité mise à part : l’Asie. Les fabricant français de vélos à assistance électrique sont en effet des assembleurs qui, précisément, assemblent des pièces venues d’Extrême-Orient. Ce qui n’est déjà pas si mal à l’heure actuelle. Pour ce qui est de l’eSolex, s’il a bien été conçu en France, il est ensuite fabriqué en Chine. Matra a pour sa part a choisi de vendre sous son nom un cyclo produit par un des principaux fabricants taïwanais. Et puis il y a le Black’n’Roll de Mopex, une réplique du vieux Solex déclinée en version hybride électrique (le Mopelex), assemblée dans le Nord de la France, mais à partir de pièces venues d’Asie.

Heureusement, depuis le printemps 2009,  il y a l’eTricks. Produit par SEV — ex filiale « électrique » de Scorpa — , le petit eTricks est un cyclo aussi à l’aise en ville qu’à la campagne. Léger — 38 kg avec la batterie optionnelle —, maniable, disposant d’une autonomie de deux heures ou de 45 kilomètres environ — avec la seconde batterie également —,  l’eTricks est en outre d’une très grande vivacité. Il démarre ainsi aussi vite que le Vectrix, la référence américaine en termes de scooter électrique « 125 », pourtant sept fois plus puissant. Il est vrai que celui-ci est également près de sept fois plus lourd (230 kg) !

Le cyclomoteur 103 Vogue de Peugeot est désormais fabriqué en Chine. L’eTricks est en quelque sorte son digne héritier, mais dans une version XXIe siècle : il est non polluant, silencieux, sans entretien, beaucoup plus nerveux et polyvalent. Et il est conçu et fabriqué près d’Alès, pas à Jinan Shandong. Son prix est de 2 000 à 3 000 euros selon la version,  soit grosso-modo celui des scooters « 50 » électriques chinois. Sa majesté le Vectrix « 125 » américain, mais fabriqué en Pologne, est pour sa part facturé près de 9 000 euros. Certes il existe des productions made in China beaucoup moins chers, mais en l’occurrence, sorties des villes, ils ne sont pas bonnes à grand-chose. Le eTricks est quant a lui un véritable deux-roues tout terrain… A ces tarifs affichés, il est normalement possible de soustraire un bonus écologique. A Paris par exemple, la Mairie donne un chèque de 400 euros à tout acquéreur de ce type de deux-roues propres.
Et si pour une fois cette prime permettrait de faire travailler une petite PME hexagonale et non pas d’importer de l’autre bout de la planète, à grand renforts de pétrole, des deux-roues forcément beaucoup moins propres une fois arrivés en France ?

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