Carlos Ghosn, le patron du groupe Renault-Nissan, a bien raison ! Bien raison de vouloir délocaliser la production des véhicules Renault dans des pays à bas coûts. Il a raison de le faire puisque les acheteurs s’en moquent éperdument. Pis, il semblerait même qu’ils encouragent l’ex régie à éventuellement fermer des usines en France. C’est en tout cas ce que laissent penser les derniers chiffres du marché automobile hexagonal. En janvier 2010, les constructeurs nationaux se sont octroyé 61,8 % des immatriculations. Sur cette part de marché, les ventes de Peugeot ont progressé de 16,6%, celles de Citroën de 17,9 %. Et celles de Renault ? Elles ont crû de 51,4% ! La totalité des Twingo et des Mégane et la majorité des Clio, les trois modèles de la marque les plus vendus, sont fabriqués à l’étranger. Peu importe. En janvier 2009, le groupe Renault occupait 18,3% du marché. Un an plus tard, en pleine polémique sur le probable départ de la Clio pour la Turquie, il en occupe 24,3 %. Sans doute les Renault sont-elles moins chères et plus fiables que leurs concurrentes… Cela pourrait peut-être expliquer le choix des acheteurs français. Las, le prix d’une Mégane assemblée en Espagne est équivalent à ceux d’une 308 ou d’une C4 fabriquées en France. Même constat pour une Clio turque et une C3 francilienne. Pour ce qui est de la fiabilité, la meilleure Renault est de très loin la Scénic, fabriquée à Douai. Quant à celle des autres modèles de la marque au losange…

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