Monsieur Marguerite travaille uniquement avec des horticulteurs français.
Des anémones cultivées dans le Var, grâce à Monsieur Marguerite. © Monsieur Marguerite

Le commerce des fleurs est un des plus absurdes qui soit. Et pourtant, la mondialisation heureuse nous offre quantités d’absurdités… Les fleurs que nous offrons, ou que nous nous achetons pour égayer notre maison, sont en général de provenances exotiques. Plus ou moins exotiques cependant…
Beaucoup d’entre elles en effet viennent des Pays-Bas qui, en plus d’être « l’autre pays du fromage », est surtout celui de la tulipe. Problème : le climat de ce prospère petit royaume du nord de l’Europe ne permet pas aux fleurs de pousser toutes seules, grâce à la douceur des températures ou aux longues journées ensoleillées. Il faut dès lors protéger ces fleurs, les réchauffer, les éclairer, etc. Bref, faire beaucoup d’efforts et dépenser beaucoup d’énergies, fossiles en particulier. Pas certain que ces conditions soient idéales ni pour limiter le réchauffement climatique, ni pour que ces fleurs développent des parfums capiteux.

Des roses qui assèchent le Kenya…

Outre cette provenance “exotique non exotique”, il y a le Kenya. Et là, forcément, ce ne sont pas les mêmes conditions météorologiques. Problème : alors que les Pays-Bas ont toute l’eau dont ils on besoin, ils manquent cruellement de soleil et de chaleur. Au Kenya, c’est le contraire. Les horticulteurs de ce pays d’Afrique de l’Est doivent pomper l’eau d’un lac, à proximité des centaines d’hectares de serres géantes. Résultat : plus y a de roses du Kenya sur le marché international, moins il y a d’eau au Kenya. Et puis que dire du transport, nécessaire pour acheminer les fleurs en Europe ?
Les petits fleuristes « du coin de la rue » vendent aussi des fleurs d’Équateur ou de Colombie, qui viennent d’encore plus loin. Lorsqu’un joli bouquet arrive finalement sur la table d’un salon parisien, lillois, nantais, clermontois ou strasbourgeois, il a déjà beaucoup voyagé, beaucoup vécu. Pas étonnant qu’il se fane aussi vite. Au total, entre 85 et 90 % des fleurs vendues en France sont ainsi importées. Une hérésie…

Chez Monsieur Marguerite, les roses sont cultivées en Ide-de-France. Elles ne sont pas importées du Kenya…
Chez Monsieur Marguerite, les roses sont cultivées en Ile-de-France, pas au Kenya. © Monsieur Marguerite

… mais qui poussent très bien en France

Pourtant, est-il nécessaire de rappeler que l’Hexagone, avec son climat tempéré et varié, est une terre de prédilection pour l’horticulture. Tout y pousse, ou presque. Si Grasse a construit sa réputation dans la parfumerie, c’est grâce à ses fleurs. Même s’il est aujourd’hui de bon ton de leur préférer des fleurs — moins chères — venues de Turquie ou d’Iran. Heureusement, grâce à ce cher Internet, il est possible aujourd’hui de se fournir en fleurs locales.
Monsieur Marguerite commercialise ainsi une large gamme de fleurs exclusivement cultivées en France. Des fleurs fraîches et de saison.En ce moment, Monsieur Marguerite propose ainsi des renoncules et des anémones, qui sont cultivées, sans chauffage ni éclairage artificiel, dans le Sud-Est de l’Hexagone. Il y a aussi des tulipes ordinaires, des tulipes Monte Spider ou Perroquet, cultivées en plein champ en Ile-de-France.

Des fleurs de saison, 100 % locales

Les fleurs de Monsieur Marguerite sont proposées en bottes ou en bouquets, qui sont composés dans les deux ateliers de l’entreprise, à Hyères, sur la Côte d’Azur, et à Saint-Denis, près de Paris. Ces bottes ou bouquets peuvent être achetés à « l’unité » ou via un abonnement, histoire de toujours avoir des fleurs de saison chez soi. On peut également s’offrir des bouquets de fleurs séchées.

Monsieur Marguerite propose des bouquets ou des fleurs en bottes exclusivement cultivées en France.


Pour celles et ceux qui préfèrent les fleurs vivantes aux fleurs coupées, Monsieur Marguerite propose également de quoi se composer un petit jardin sur le rebord de fenêtre, sur son balcon ou sa terrasse. Cette offre se compose d’une jardinière en bois de châtaignier, fabriquée dans le Jura, et d’un bac en acier, à glisser dans la jardinière, fabriqué dans le Calvados. Sans oublier bien sûr du terreau bio, du compost, tous les deux d’origine française et, enfin, des plantes de saison cultivées dans le Var. Chacun de ces éléments peut bien sûr être acheté au détail.
Il est grand temps de réfléchir aux conséquences de nos actes, de nos achats. Peut-être vaut-il mieux acheter des fleurs moins souvent — et sans doute un peu plus cher —, mais qui durent plus longtemps. Et dont la culture ne nuit pas à l’environnement. Un bouquet de fleurs à la maison, c’est un peu de la nature qui nous manque. Mais à quoi bon si ces quelques fleurs contribuent, bien malgré elles, à l’appauvrissement, quand ce n’est pas la destruction de cette même nature ?
Et puis voir des fleurs pousser en plein Paris, c’est quand même autre chose que de longer des kilomètres de serres, près d’Amsterdam ou de Nairobi.

Avec Monsieur Marguerite, les fleurs sont de saison et cultivées exclusivement en France