© Vergnet Groupe

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Les énergies renouvelables sont à la mode, et c’est tant mieux. Comme c’est très souvent le cas malheureusement, la France est loin d’être un pays précurseur en la matière, tout occupée qu’elle est à démontrer que le nucléaire est une énergie d’avenir, à la fois écologique et sans danger. Les principaux acteurs mondiaux de l’éolien sont en effet le Danois Vestas,  n°1 mondial avec environ 23% de part de marché, l’Américain GE,  l’Espagnol Gamsea, l’Allemand  Enercon ou encore l’Indien Suzlon. D’autres acteurs de moindre importance et de mêmes nationalités auxquels s’ajoutent les Chinois Glodxind et Sinovel se partagent le reste du marché. Pas de Français à l’horizon, à une exception près, Vergnet. Ce fabricant est en effet le seul acteur hexagonal à opérer sur ce marché d’avenir, s’il en est. Mais avec seulement 0,5 % de part de marché, il n’est pas de taille à lutter avec les autres géants mondiaux. Et pourtant, Vergnet est un fabricant qui compte. Ce groupe a en effet su s’imposer sur une niche : le Farwind®. De quoi s’agit-il ? Des zones géographiques à problématiques complexes, parce que cycloniques, difficiles d’accès, semi-désertiques, ou parce que les infrastructures n’y existe pas, ou presque. Du coup, ces régions sont très souvent alimentées en électricité par des groupes électrogènes qui consomment des hydrocarbures polluants et très coûteux.

Le vent, l’eau, le soleil
En résumé, Vergnet fabrique des éoliennes pour les régions où il est très difficile d’en implanter !
Sur un carte du monde, le marché du Farwind® couvre l’Amérique latine, l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Asie du Sud et l’Océanie. Pas mal pour une simple niche ! Pour équiper ces zones « hostiles », le constructeur à conçu des modèles particuliers, équipés de deux pâles seulement, plus légers, faciles à transporter et à installer, moins coûteux et adaptables à tous les environnements. Il est ainsi possible de coucher rapidement les éoliennes Vergnet sur le sol en cas d’alerte cyclonique. En octobre 2008, l’entreprise a ainsi signé un contrat avec le gouvernement éthiopien pour la fourniture sur trois ans de 120 éoliennes de 1 MV, soit la plus importante centrale éolienne d’Afrique subsaharienne. Le goupe Vergnet n’a pas que le vent comme spécialité : l’eau est en effet son premier métier. L’entreprise est ainsi mondialement connu pour avoir conçu, fabriqué et mis en place «l’hydropompe Vergnet », qui équipe plus de 80 000 points d’eau dans le monde et alimentent aujourd’hui plus de 40 millions de personnes en eau potable. Vergnet a également créé Photolia en 2007, une entité spécialisée dans la conception et le fabrication de systèmes solaires sur mesure, adaptés aux contraintes des sites isolés. L’Afrique ne manque en effet pas de soleil : l’utiliser pour le transformer en énergie inépuisable, non polluante et bon marché est certainement un des moyens d’aider le continent à surmonter les difficultés qui sont les siennes. Vergnet et ses 160 collaborateurs  – répartis sur quatre sites dans le Loiret, l’Eure-et-Loir et l’Aude –  prouvent que l’on peut, même en France, produire des énergies propres et renouvelables. Ils prouvent également qu’il est possible de faire des affaires et de s’emparer des richesses naturelles des pays du Sud, en l’occurrence le soleil et le vent, mais au profit des populations locales. Ce qui n’est malheureusement pas si courant.