Voltalia va construire dans les Bouches-du-Rhône une centrale photovoltaïque de 104 MV au sol, soit, tout de même, plus que la totalité des installations (75 MV) du même type construites en France au cours de l’année 2008. Au total, la France comptait à la fin de l’année passée un parc installé de 175 MV, capacité se situant à des années-lumière de celles de la Californie, de l’Allemagne et de l’Espagne, les trois leaders mondiaux de la spécialité. A titre d’exemple, l’Espagne totalisait  1 200 MV installés fin 2008. Ce nouveau projet de Voltalia n’en reste pas moins très ambitieux, puisqu’il dépasse de très loin celui d’EDF EN, construit dans l’Ariège, qui se limitera à une capacité installée de 10MV. Les travaux de construction débuteront en 2010, pour une mise en production en 2011, le chantier devant progresser par tranches de 10 MV.
Une fois achevé, ce parc de 472 000 panneaux solaires, répartis sur 340 hectares, devrait produire 147 millions de KWh par an, équivalant aux besoins en électricité de 140 000 habitants. Soit également une « économie » de l’ordre de 17 600 tonnes par an de gaz à effet de serre. En dépit de l’importance de ce projet, les retombées industrielles pour le pays seront malheureusement marginales, car comme pour l’éolien, les principaux fabricants sont étrangers. Au pays du nucléaire, les débuchés pour les énergies renouvelables étaient jusqu’à présent beaucoup trop limitées pour pouvoir susciter des vocations. Ce sont donc des entreprises américaines, allemandes, chinoises ou japonaises qui en tireront les plus grands bénéfices.