Ce n’est pas encore flagrant, mais la pluie, la grisaille et le soleil qui se couche tôt sont normalement de saison. Chaque cycliste a depuis octobre 2008 l’obligation, hors agglomération, de porter un gilet réfléchissant une fois la nuit tombée ou par mauvaises conditions de visibilité. Le non-respect de cette obligation est passible d’une amende de 35 euros, soit grosso-modo le tarif à payer pour un gilet de sécurité. Pour ce prix-là, vous serez très probablement l’heureux propriétaire d’un morceau de « plastique » plus ou moins souple, plus ou moins facile à plier-rouler et à ranger, généralement fabriqués en Asie ou en Afrique du Nord. Noret, le spécialiste breton de vêtements de cyclisme, propose pourtant ce type de produits, qu’il confectionne dans son atelier de Saint-Dénoual, dans les Côtes-d’Armor. Ces modèles, taillés dans un matériau souple, respirant et déperlant, sont de la taille d’une paire de chaussettes une fois roulés. Très facile par conséquent de les avoir en permanence dans une poche ou un sac à main. Noret vient également de mettre au point un modèle « luminescent », qui emmagasine la lumière et permet au cycliste d’être visible dans l’obscurité la plus complète, pendant une heure environ.

Sacoches vernies

© LFH

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Consteller son vélo d’accessoires réfléchissants est également un bon moyen d’être vu la nuit. Si vous avez l’habitude de transporter quelques bricoles, vous pouvez par exemple installer des sacoches de vélo équipées de bandes réfléchissantes. Parmi les nombreuses sacoches disponibles sur le marché, les toutes nouvelles fabriquées par Sporfabric font parfaitement l’affaire : vernies orange, noires ou jaunes, elles sont en outre du plus bel effet. Le fabricant vendéen créait jusqu’ici — et produit toujours — des modèles un rien désuets, que le Bourvil de La Grande Vadrouille aurait parfaitement pu promener à l’arrière de son vélo. Bien sûr, les produits Noret et Sporfabric ne sont pas les moins chers, mais comme le rappellent les deux tueurs à gage siciliens qui comparent leur Beretta dans Les Tontons flingueurs, « le prix s’oublie, la qualité reste ».

Vers rubrique « Vélos et autres deux-roues fabriqués en France »

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