En 1982 paraissait Toujours plus*. En 2011, les téléphones, qui sont devenus mobiles, sont aussi des radios, des baladeurs et des appareils photo. Les téléviseurs, de plus en plus plats, proposent des dizaines de chaînes, qui diffusent et rediffusent, peu ou prou et en boucle, les mêmes programmes. Les GPS remplacent petit à petit les cartes et autres plans pour nous guider sur les routes, voire pour rallier la boulangerie du coin, tandis que le plus petit placard parisien coûte 8 500 euros le mètre carré. Et que dire des mousses à raser, devenues des « concentrées de technologie », et des rasoirs jetables, qui arborent fièrement quatre lames. Quatre lames ! Le « toujours plus », le marketing et le ridicule sont plus que jamais d’actualité.
Pourtant, avec de l’eau bien chaude et un modeste Bic à une seule lame, ont peut faire des miracles. A condition toutefois de bien les associer, car ce n’est pas parce qu’elle mousse plus qu’une autre qu’une mousse à raser est efficace. Deux petites noisettes — une sur les joues, une sur le cou — de crème bio à l’argile Ciel d’Azur permettent ainsi à un frêle Bic orange à tête fixe de glisser parfaitement sur la peau et de liquider les poils les plus récalcitrants. Et cela sans une once de mousse, sans provoquer la moindre irritation ni la plus fine des coupures. Une association matinale 100 % made in France qui prouve, une fois encore, que ce n’est pas la quantité, mais la qualité qui compte. Et cela ne s’applique pas qu’au rasage.

* Livre écrit par François de Closets