Les informations se succèdent qui prédisent un avenir sombre pour les commerces « physiques », ceux de proximité en particulier. Outre la crise et la réticence — somme toute compréhensible — des consommateurs à acheter à tout-va, la concurrence du commerce en ligne n’est bien sûr pas étrangère à ces projections.
Pourtant, ces dernières années, les responsables de magasins ont pu à loisir se fournir en marchandises bon marché tout en pratiquant des tarifs à la revente équivalents à ceux de « l’avant mondialisation ». Ce qui leur a permis de réaliser de confortables marges. Mais avec la globalisation s’est imposée la standardisation : partout ou presque, des produits identiques, vendus par quelques grandes enseignes. Dans toutes les villes se côtoient les mêmes noms, les mêmes vitrines. Mais aussi standardisés soient-ils, ces points de vente ont à assumer des frais importants de personnel et de locaux que les boutiques virtuelles n’ont généralement pas. Et à cet égard, la flambée des prix de l’immobilier en centre-ville, répercutée sur les prix de vente, contribue certainement au désamour de la clientèle.
Sur Internet, les acheteurs ont en revanche la possibilité de comparer des milliers de produits — et leurs prix — en seulement quelques clics. Et si pour l’habillement il est parfois risqué d’acheter en ligne — mieux vaut essayer des chaussures —, d’autres secteurs comme le mobilier peuvent avantageusement tirer profit de la vente en ligne. Qui veut refaire sa chambre à coucher, changer de table de nuit, trouver un nouveau sommier ou un matelas au meilleur prix peut en effet faire ses courses sans quitter son canapé. Il peut aussi, par sécurité, juger préférable de tester « en vrai », chez un revendeur, avant de passer commande en ligne. Pour ce genre de produits, difficile de se passer de livraison, et en magasin, elle est le plus souvent facturée. Or, elle est au contraire fréquemment offerte en ligne et lorsqu’elle ne l’est pas, la différence de prix à l’avantage d’Internet est telle qu’elle rend plus acceptable une facturation supplémentaire. Enfin, qui dit sommier pas cher ou matelas bon marché ne signifie pas pour autant mauvaise qualité. Mieux : c’est précisément parce que sur Internet ils sont « débarrassés » de coûts et frais annexes que les produits made in France redeviennent compétitifs.
Ne reste plus ensuite qu’à trouver un comparateur de prix pour repérer la meilleure offre. Puis de se faire livrer l’ensemble literie et matelas qui nous accompagnera, chaque nuit, pendant de nombreuses années…