Tisser ses propres toiles, dessiner du linge de cuisine ou de table, fabriquer ses propres produits… D’aucuns penseraient que pour faire tout cela, il faut nécessairement disposer d’importants moyens, aussi bien matériels qu’humains. Eh bien non ! Ce qu’il faut avant tout, ce sont des compétences, des idées, de la volonté et, bien sûr, des mains habiles. Quelques machines aussi…
C’est en tout cas ce que prouve Tissages Cathares, une petite entreprises pyrénéenne qui maîtrise totalement le processus de fabrication de ce qu’elle commercialise — exception faite de la filature et du lavage des tissus. Le résultat de cette intégration verticale, ce sont pour la table des nappes anti-taches, des chemins et des sets, des serviettes ou encore des corbeilles à fruits; pour la cuisine des torchons, des tabliers, des gants et des maniques, voire des sacs à pain. Parmi les point forts des petites structures multi-savoir-faire, il y la souplesse et la réactivité : « Si quelqu’un désire un produit d’une forme ou d’un format que nous ne proposons pas dans notre catalogue, il peut nous le demander, précise Philippe Bigou, fondateur et dirigeant de l’entreprise. Si c’est dans nos cordes, on lui fabriquera avec plaisir. » Essayez de faire la même chose avec un produit de grande marque, sorti à des milliers d’exemplaires d’une très lointaine usine… La production de masse n’est pas vraiment compatible avec le sur-meure, et réciproquement.
Tissages Cathares, ce sont donc la cuisine et la table, mais pas seulement. L’entreprise ariégeoise s’intéresse aussi à la chambre à coucher et fabrique des couettes en coton, blanches ou à rayures, gonflées de laine vierge des Pyrénées. Pour le salon, elle conçoit et produit des plaids, des housses de coussins et des rideaux. Et parce qu’il n’y a aucune raison de limiter à l’intérieur l’usage des belles rayures caractéristiques du Sud-Ouest, le fabricant de Villeneuve d’Olmes crée et confectionne aussi de nombreux sacs. Les raies de couleur se matérialisent alors en cabas, en besaces, en sacs de sport, en cartables, en trousse de toilette ou de maquillage, voire en porte-monnaie. Quelques touches de cuir de Mazamet — une ville située à une centaine de kilomètres seulement — agrémentent même certains modèles. Enfin, pour les adeptes du « fais-le-toi-même », tous les tissus sont également vendus au mètre. Ça tombe bien, Tissages Cathares offre les frais de port jusqu’à la fin du mois de novembre…

 

 

 

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