Une fois n’est pas coutume, parlons B to B, parlons design. Pour nombre de responsables de PME-PMI, le design concerne avant tout les grandes entreprises ! Et en effet, les plus modestes n’ont souvent pas les moyens de faire appel à des spécialistes pour dessiner leurs produits. Pourtant, le design est un des moyens les plus sûrs de se distinguer de la concurrence. Grâce à lui, les produits sont mieux pensés, mieux conçus et, partant, plus faciles et moins chers à fabriquer.
Pour simplifier, ce sont les entreprises qui en auraient le plus besoin, parce qu’elles sont fragiles, encore inconnues et que leurs moyens financiers sont limités, ce sont ces sociétés qui doivent s’en passer.
C’est précisément pour atténuer cette injustice que Guillaume Diolez et François-Xavier Martouzet, deux jeunes designers, ont fondé Hall Design. L’objectif de ce studio de création industrielle est en effet de permettre aux PME-PMI de profiter elles aussi de tous les bénéfices générés par le design. Pour Guillaume Diolez, « le design est surtout perçu aujourd’hui comme un atout marketing. A en croire les publicités, les magazines spécialisés ou les discours des fabricants, tout est design. Et effectivement, tout l’est puisque tout a été — plus ou moins bien — dessiné. Mais il s’agit-là d’une vision réductrice et galvaudée ».


Un meuble, un ustensile de cuisine, un vélo ou une chaussure de sport design ne doivent pas se contenter d’être déclinés dans de jolies couleurs ni de présenter des formes harmonieuses. Il s’agit-là d’un vernis, rien de plus. Un produit design se doit certes d’être beau, mais aussi fonctionnel, solide, économe. Il doit passer les années et résister aux modes. Inutile d’y intégrer les derniers matériaux, les technologies les plus récentes si cela fait grimper les coûts de production sans améliorer le service rendu. Le vrai design, c’est le contraire de l’esbroufe. C’est la simplicité, la sobriété, l’utilité. Il doit même parfois faire de nécessité vertu. Souvenons-nous des roues de la Vespa : si elles sont petites, ce n’est pas pour faire joli, mais parce que l’Italie d’après-guerre n’avait plus le droit de construire d’avions. Piaggio, qui en construisait justement, devait se reconvertir et disposait d’un important stock de roues d’avion, qu’il fallait bien utiliser. Vu sous cet angle, le design est particulièrement adapté aux PME, qui ne manquent pas de contraintes…

Hall Design intervient en amont, lorsqu’il s’agit de penser un nouveau produit, de le concevoir. Mais le studio peut aussi accompagner une entreprise tout au long de la création dudit produit, jusqu’à la production. Tout dépend des besoins et des moyens. « Il y a plusieurs moyens de rémunérer notre travail : à la prestation bien sûr, mais aussi sous la forme de royalties — voire en panachant les deux. Cette solution permet aux clients de nous reverser des droits uniquement lorsqu’ils gagnent de l’argent. Ils n’ont rien à payer si le produit que l’on a développé ensemble ne se vend pas », explique Guillaume Diolez. Souple et rassurant pour les petites structures qui hésitent à prendre un risque en investissant…
Outre le design industriel, le graphisme — création ou refonte d’identité visuelle — et le web design font partie des compétences de Hall Design. Parce que même si le marketing n’est pas tout et qu’une marchandise vaut surtout par sa qualité, l’image que les consommateurs perçoivent d’une entreprise est essentielle. Le soin apporté  à un logo, à une charte graphique ou au « look » et à l’ergonomie d’un site Internet sont donc primordiaux. Combien d’acheteurs potentiels se détournent-ils d’une petite entreprise parce que ces éléments ont été négligés, alors que les produits fabriqués sont de qualité ? Créer et fabriquer de bons produits, c’est bien. Tout mettre en œuvre pour les vendre ensuite, ce n’est pas mal non plus.

 

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