© Carmat

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L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) a autorisé Carmat a entamer le processus qui conduira à la première implantation de son cœur artificiel bioprothétique. Quatre patients vont désormais être sélectionnés dans les trois centres hospitaliers retenus en France, c’est-à-dire l’Hôpital Européen Georges Pompidou à Paris, le Centre Chirurgical Marie Lannelongue du Plessis-Robinson et l’hôpital Laënnec-Nord du CHU de Nantes. En mai dernier, quatre autres centres hospitaliers, en Belgique, en Pologne, en Slovénie et en Arabie saoudite, avaient déjà donné leur accord pour procéder aux premiers essais sur l’homme. Grâce à cette autorisation, c’est une première mondiale qui va prochainement pouvoir être réalisée dans l’Hexagone. Carmat, entreprise française de biotechnologie créée notamment par le Professeur Alain Carpentier — et dont le premier actionnaire est EADS —, a conçu et développé le cœur artificiel total le plus avancé au monde, qui offre une alternative aux malades souffrant d’insuffisance cardiaque terminale. Ils sont environ 100 000 personnes en France — alors que seulement 4 000 cœurs de donneurs sont disponibles chaque année — et au total 20 millions en Europe et aux Etats-Unis. Pour y parvenir, Carmat a notamment reçu le soutien d’Oseo (organisme public de financement des PME), qui lui a octroyé l’aide la plus importante jamais accordée.

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