La Renault Clio, voiture la plus vendue en France

© Renault

Deux bonnes nouvelles : le parc automobile français diminue ; les constructeurs français y progressent aux dépens de leurs concurrents étrangers. Selon le dernier communiqué du CCFA – Comité des constructeurs français d’automobiles –, les Français ont acheté 4,4% de voitures de moins en novembre 2013 qu’en novembre 2012. Sur les onze premiers mois de l’année 2013, le marché automobile hexagonal a reculé de 7,1% en données brutes, comparativement à la même période de l’année précédente. Moins de voitures sur les routes et dans les villes, c’est bon pour les transports en commun, bon pour nos poumons, bon pour nos oreilles. D’autant qu’en novembre dernier, et contrairement à ce qui se passait depuis le début de l’année (baisse de 9,2% pour PSA, de 2,1% pour le groupe Renault), ce rétrécissement du marché ne se fait pas au détriment des entreprises françaises. En effet, le CCFA fait part d’une progression de 4,5 % des ventes de PSA (+1,5 % pour Citroën, +7,1% pour Peugeot) et de 3,8% pour le groupe Renault (+0,4 pour Renault, +18% pour Dacia). Dans le même temps, le groupe Ford a reculé de 24,6%, GM de 21,3 %, Mercedes de 17,4 %, Hyundai-Kia de17,2%, BMW de 13,5 % ou encore Volkswagen de 9,5%. Seuls Fiat et Toyota progressent, avec respectivement + 2,8 % et + 1,1%.
Parmi les dix véhicules les plus vendus cette année, quatre sont intégralement fabriqués en France (C3, C4, Scenic, 3008), deux le sont partiellement (Clio et 208, numéros 1 et 2 des ventes). Le classement est complété par la Megane (produite en Espagne), par la Twingo (en Slovénie), la Dacia Sandero et la VW Polo. La montée en puissance de nouveaux modèles — Renault Captur, Peugeot 2008, Peugeot 308 et Citroën C4 Picasso II — devrait logiquement chambouler ce classement, au profit notamment de modèles made in France (Peugeot 2008 et 308).
Enfin, le parc automobile Diesel français est de 67,3 %, soit son plus bas niveau depuis 2003. Sans doute en raison de l’arrivée de nouveaux moteurs essence plus économes. Mais aussi, peut-être, à cause de la mauvaise réputation grandissante du gazole et de ses particules fines.

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