© Colino/ La Fabrique hexagonale

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Pas possible jusqu’à présent de pousser un franc cocorico pour célébrer le succès d’Autolib. Bien que le concept soit né dans l’Hexagone, que Bolloré soit une entreprise tricolore et que les batteries soient fabriquées en Bretagne, le design et la fabrication de la Bluecar sont en effet italiens. Mais cela va changer ! En vertu de l’accord récemment signé avec Renault, une partie des prochaines Bluecar seront demain assemblées chez Renault, à Dieppe. Mieux : Bolloré et Renault ont également décidé de créer en commun un petit véhicule électrique de trois places, assemblé lui aussi en France par Renault et équipé de batteries Bolloré. A cet égard, la récente décision de Carlos Ghosn de revoir à la baisse les ambitions de Nissan — dont Renault détient plus de 44 % — en termes de fabrication de batteries laisse entrevoir une éventuelle collaboration plus large de l’ex régie avec Bolloré… Enfin, il a également été décidé qu’en marge des Bleucar, des Renault Twizi et Zoé seront proposées aux futurs utilisateurs d’Autolib à Bordeaux et à Lyon, villes dans lesquelles Bolloré va étendre son concept d’autopartage, déployé depuis 2011 à Paris. Ce partenariat va permettre à Renault de « charger » ses sites de production en France et de trouver un débouché supplémentaire pour ses voitures électriques, tandis que Bolloré pourra s’appuyer sur un grand industriel au lieu de louer l’usine d’assemblage de Pininfarina — son ex partenaire —, comme il le fait actuellement.
Ces grandes manœuvres annoncent sans doute aussi la futur montée en puissance d’Autolib : Londres et Indianapolis ont déjà « acheté » le dispositif, tandis que Singapour s’y intéresse très sérieusement et que de nombreuses autres villes se renseignent chaque jour. Selon l’entreprise tout au moins.

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