La lampe Jieldé, fabriquée en France, a quitté l'atelier pour le bureau… © LFH

La lampe Jieldé, fabriquée en France, a quitté l’atelier pour le bureau… © LFH

Les Jieldé ne sont pas simplement de jolies lampes, solides, fonctionnelles et fabriquées en France. Ce sont aussi des symboles de l’artisanat et de l’industrie, si mal en point aujourd’hui dans l’Hexagone. Nombre d’ouvrier, d’artisans, de techniciens ou d’ingénieurs ont en effet travaillé, pendant des dizaines d’années, grâce à l’éclairage procuré par une Jieldé. Et aujourd’hui encore, il n’est pas rare de distinguer une de ces lampes lors d’un reportage tourné ici ou là dans quelque atelier français encore en activité.
Créée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Jieldé a en effet été pensée pour répondre aux besoins des professionnels, en l’occurrence ceux de Jean-Louis Domecq — les initiales JLD ont donné le nom Jieldé —, inventeur de la lampe et créateur de l’entreprise. Robuste, car entièrement métallique, orientable dans tous les sens et donc idéale pour éclairer en haut, en bas et sur les côtés, qui plus est dépourvue du moindre fil apparent — l’électricité passe en effet par la structure même de la lampe grâce à un astucieux montage et à des contacts en cuivre —, la Standard était LA lampe des « travailleurs ». Née pour supporter les coups, les éclaboussures et les mauvais traitements en tout genre, elle n’a aujourd’hui aucun mal à remplir son office à la maison…

Toutes les lampes Jieldé ont une plaque numérotée et un pied lourd et stable. Quant à l'interrupteur en métal, il produit un petit clic rassurant quand on l'actionne. © LFH

Toutes les lampes Jieldé ont une plaque numérotée et un pied lourd et stable. Quant à l’interrupteur en métal, il produit un petit clic rassurant quand on l’actionne. © LFH

Quand le design industriel gagne le salon
Désindustrialisation oblige en effet, la Jieldé s’est embourgeoisée et a quitté le monde du travail pour gagner le domicile. Elle trône désormais dans les salons coquets ou sur les bureaux, à côté des ordinateurs portables extra-plats. Au modèle Standard des origines, fixable au plateau des tables et des établis, se sont ajouté les Signal, les Loft et les Lak, déclinés en lampes à poser, en lampadaires et en appliques. Toutes sont proposées dans de très nombreux coloris, certaines avec un, deux ou plusieurs bras articulés, de différentes longueurs. Des suspensions ont même fait leur apparition. Ce qui n’a pas changé en revanche, c’est la qualité de fabrication : dans l’usine lyonnaise — eh oui !, Jieldé est un fabricant, pas juste une marque —, on ne travaille que le métal. Pas l’ombre d’une pièce de plastique n’altère l’impression de solidité que donne chaque luminaire, même la plus petit. Une fois posée, une lampe Jieldé est stable ne bouge pas, y compris lorsqu’on la tourne dans tous les sens. Quant à l’anneau noir qui entoure l' »abat-jour », il permet d’orienter l’éclairage comme on l’entend, sans risquer de se brûler…
Alors bien sûr le prix n’est pas celui des jolies et légères concurrentes fabriquées Dieu sait où par quelque sous-traitant asiatique. Mais avec une Jieldé, en plus de posséder une lampe pour la vie, on a chez soi un petit morceau du patrimoine industriel français. Et en 2015, ça n’a pas de prix.

Jieldé, luminaires made in France design et robustes

 

 

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