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Est-ce la conséquence de la non-préparation d’Opel aux futures règles anti-pollution européennes ? Peut-être… Toujours est-il que PSA vient d’annoncer la création d’une coentreprise avec Leroy-Somer — qui appartient désormais au groupe japonais Nidec — pour fabriquer des moteurs électriques. Ces blocs seront destinés aux futurs modèles Peugeot, Citroën, DS et Opel, voire à ceux d’autres constructeurs. Il était temps, car le groupe PSA accuse aujourd’hui un retard important par rapport à certains concurrents, à son compatriote Renault notamment, qui fabrique à Cléon ses propres « moulins » électriques depuis 2015. Rappelons pourtant que PSA a commercialisé des Peugeot 106 et des Citroën AX et Saxo électriques, déjà motorisées par Leroy-Somer, à la fin des années 1990…
Cette nouvelle coentreprise aura pour mission de concevoir les moteurs, près de Paris, puis d’en fabriquer la première année 900 000 exemplaires destinés au marché européen, cela à Trémery, en Moselle.
Les premiers salariés de cette nouvelle entité seront issus à parité de Leroy-Somer et de PSA, le solde étant constitué de nouvelles recrues. En attendant l’arrivée des premiers moteurs PSA, le groupe sera contraint, s’il ne souhaite pas aggraver encore son retard, de s’approvisionner chez des fournisseurs étrangers, allemands probablement. Quant à l’alimentation de ces moteurs, et contrairement aux autres constructeurs qui ont le plus souvent externalisé la production, PSA entend produire ses propres batteries, à l’exception des cellules. Mais d’ici à l’arrivée des premiers moteurs électriques PSA made in France, en 2022, les choses peuvent sans doute encore évoluer.

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