© Guy Cotten

Le Suédois Grundens, le Norvégien Helly Hansen et bien d’autres marques plus généralistes — tous ? — ont depuis longtemps cédé aux sirènes des pays à bas coûts. A l’opposé de cette tendance quasi généralisée, Guy Cotten produit toujours l’essentiel de ses vêtements en Bretagne. Mieux, l’entreprise entame la construction d’un nouveau site de production. Les locaux actuels ne sont en effet plus dimensionnés pour répondre à la demande, ce qui empêche l’entreprise de se développer sur de nouveaux marchés, pourtant demandeurs.
Grâce à ce nouveau site de production de 4700 m2, l’entreprise va pouvoir acquérir des machines flambant neuves, permettant une montée en puissance de la production tout en offrant aux 130 salariés de meilleures conditions de travail. Les locaux actuels seront quant à eux conservés pour les services administratifs et pour le stockage des produits finis. Sans doute la délocalisation de la production aurait-elle permis une croissance et un développement plus important, à l’image de la marque Helly Hansen — très transparent quant à ses fournisseurs —, aujourd’hui très populaire auprès du grand public. Mais en conservant son ancrage local, Guy Cotten a su préserver un savoir-faire que beaucoup dans le monde, parmi les professionnels  —  les pêcheurs notamment, mais aussi les navigateurs comme François Gabart qui, lors de son record autour du monde en décembre dernier, était équipé par Guy Cotten —, considèrent aujourd’hui comme unique. Et peut-être qu’à terme, c’est ce choix qui se révélera gagnant.

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