Le soleil brille sur le luxe fabriqué en France, à l’image de celui qui décore la façade du nouveau vaisseau amiral de Louis Vuitton, à Paris. © LFH.

Louis Vuitton, marque phare du groupe LVMH, numéro un mondial du luxe, a ouvert son quatorzième atelier en France à la fin de 2017. Implanté à Saint-Pourçain (Allier), celui-ci a permis d’embaucher une centaine de maroquiniers. Un quinzième atelier — il ne faut paraît-il par dire usine quand il s’agit du luxe — ouvrira ses portes à La Merlatière, en Vendée, où travaillerons cette fois 200 personnes, en juin 2018. Deux nouveaux sites de production en six mois, c’est bien. Mais comme semble-t-il cela ne suffira pas pour satisfaire la demande, un projet évoqué en 2012 puis abandonné vient d’être réactivé. L’entreprise a en effet décidé d’établir un seizième atelier français, cette fois en Anjou, à Beaulieu-sur-Layon. Le site institutionnel de LVMH va devoir rapidement se mettre au goût du jour, lui qui revendique encore fièrement les douze unités de production Louis vuitton implantés en France. Avec un total de seize manufactures dans l’Hexagone, et compte tenu des difficultés à recruter du personnel qualifié, Louis Vuitton doit former lui-même ses nouveaux maroquiniers. Fleuriste, boulanger, comptable ou ingénieur, tous en effet doivent apprendre le métier, en interne, pendant plusieurs mois. Cela d’autant que Louis Vuitton n’est pas seul… Hermès, son grand rival, compte en effet ouvrir lui aussi deux nouveaux sites de production d’ici à 2020, l’un en Ile-de-France, l’autre en Gironde. Cela après en avoir déjà inauguré deux autres en 2017, en Normandie et dans le Limousin.
La course entre les deux champions français du luxe ne concerne donc pas uniquement la vente au client, l’ouverture de boutiques ou de corners en aval, mais aussi, en amont, l’approvisionnement en cuir et la fabrication des produits…
A ces créations de postes s’ajoutent en outre celles générées par le nouveau site de production de Longchamp en Anjou ou encore celles du Belge Delvaux. Celui-ci, qui dispose déjà d’une manufacture dans l’Ardèche, édifie une nouvelle usine dans le Doubs, où seront à terme recrutées 200 personnes.
Le plus étonnant est que si toutes ces « petites mains » sont embauchées en Vendée, en Mayenne, dans le Maine-et-Loire ou dans le Doubs, c’est parce que les riches Chinoises s’arrachent toujours autant les produits d’exception qu’elles fabriquent. Mais qu’elles ne s’offriront probablement jamais.

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