Yhnova, premier logement social imprimé en 3D (capture d’écran, © Université de Nantes).

Le premier logement social imprimé en 3D, une maison individuelle de plain-pied de 5 pièces et 95 m2, accueillera ses habitants au mois de juin prochain. Edifié à Nantes, Yhnova n’a nécessité que quelques jours de construction, cela grâce à BatiPrint3D®, un procédé robotisé inédit, breveté par l’Université de Nantes. Aucun échafaudage n’a été utilisé pendant la construction, le bras robotisé se chargeant de monter lui-même les murs. Il s’est agi en fait d’élever deux parois parallèles de mousse expansive, entre lesquelles du béton a été coulé dans un second temps. Cette mousse, dont la surface est soit recouverte à l’intérieur de la maison, soit juste travaillée à l’extérieur, est conservée pour contribuer à l’isolation du bâtiment.
Avec ce nouveau mode de construction, terminé le bruit, les déchets, les interruptions pour cause d’intempérie — le robot travaille quel que soit le temps —, etc. En outre, les professionnels n’ont plus à assurer les tâches les plus pénibles, les plus plus dangereuses. Fini également les alignements de pavillons cubiques, tous identiques, BatiPrint3D® permettant de construire tout type de maison, de n’importe quelle forme.
Loin d’être un exercice de style, il s’agit au contraire d’un premier pas, les parties prenantes — métropole, bailleur social, grands groupes, PME et TPE et Université de Nantes — ayant bien l’intention de renouveler rapidement l’expérience. Un bâtiment public de 350 m2, un lotissement de maisons individuelles de tailles et de formes différentes et une structure commerciale de 750 m2 sont ainsi déjà à l’étude en France. C’est également la cas d’un centre de vacances de 80 logements, sur l’île Maurice. Et si le bâtiment était le premier secteur à recourir à la fabrication additive à grande échelle ?

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