
Parmi les activités les plus néfastes pour l’environnement figure l’industrie textile. Engrais, pesticides et autres colorants chimiques, surexploitation des sols, de l’eau et de la main-d’œuvre à bas coût, transport et délocalisation sont en effet les ingrédients préférés de l’industrie de la mode au XXI e siècle.
Tissu bio ou recyclé et fabrication locale
Fidèle à son habitude, La Gentle Factory prouve qu’il est pourtant possible de faire autrement. Pour sa collection capsule de mai, le marque de Roubaix propose ainsi des t-shirts et des sweat-shirts, pour homme et femme, qui sont fabriqués, en France, dans des conditions respectueuses de l’environnement.
Les deux modèles de sweat-shirts (Sacha), les deux modèles de t-shirts femme (Palmyre), le sweat-shirt femme (Léna) et le t-shirt homme (Philibert) sont en effet de purs produits locaux. Les tissus en coton, coton biologique et/ou polyester recyclé sont ainsi tricotés dans la Somme, là où ont été prises les photos de présentation des modèles.
La confection est quant à elle effectuée tout à côté, dans le département du Nord. Seule la sérigraphie est réalisée un peu plus loin, en Loire-Atlantique. Les motifs sérigraphiés font la part belle à la nature, aux oiseaux en l’occurrence, tandis que les textes rappellent l’importance du respect, de la simplicité et de la tranquillité.
Bref, tout ce qu’interdit la mondialisation, la course effrénée contre les distances et le temps puisque, comme chacun sait, « le temps, c’est de l’argent ».

Enrayer la surexploitation de la planète
À force de rechercher le « toujours plus » de gains, qui va de pair avec le « toujours moins » de dépenses, on ne cesse de courir, de se perdre, de s’épuiser. Et d’épuiser notre planète aussi.
Selon le WWF, la France a ainsi dépassé les ressources naturelles dont elle dispose le 5 mai seulement. C’est ce que l’on appelle désormais le jour du dépassement, un concept élaboré par Global Footprint Network. Le pays va donc vivre à crédit, écologiquement parlant, pendant les sept prochains mois de l’année. D’autres pays sont des prédateurs encore plus voraces, à l’image de ceux du Golfe, des États-Unis, de l’Australie, du Canada, de la Suède, des Pays-Bas ou encore de la Finlande. Anglo-saxons et pays d’Europe du Nord, souvent prompts à délivrer conseils et leçons, figurent donc parmi les plus mauvais élèves.

A contrario Cuba, la Colombie, le Niger, le Maroc, le Vietnam, l’Indonésie, l’Inde ou le Congo ne dépensent pas plus que ce qui leur revient. Voire beaucoup moins. Ce sont pourtant ces pays vertueux qui sont les plus exposés aux conséquences de la surexploitation des ressources et du dérèglement climatique.




