© Bocage

Une paire de baskets en cuir pour homme, fabriquée en France, à 75 euros ! La chose est suffisamment rare pour être signalée. Pas de fausse joie cependant : ce tarif n’est valable que pendant les soldes. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une bonne occasion de se chausser local et de qualité pour le prix d’une modeste paire de tennis en plastique – en cuir synthétique, comme il est de bon ton de dire désormais –, importée de Thaïlande ou du Vietnam. La paire de baskets en question est quant à elle peaufinée en Maine-et-Loire, dans le site de production que l’entreprise familiale Eram n’a jamais fermé. C’est d’ailleurs dans cette même usine que sont produits les modèles commercialisés par nombre de petites marques tricolores qui ne disposent pas de leur propre outil de production. Ce qui n’est pas le cas de Bocage, puisque cette marque appartient au même groupe que ladite usine.

Élégance, simplicité, sobriété

Baptisée Anatole, cette basket est proposée exclusivement en cuir blanc, qu’agrémentent quelques touches de rouge et de bleu sur la languette, sur le talon et à l’extrémité des lacets. Il s’agit d’un modèle sobre et élégant, sans le moindre logo, sans la moindre marque ni drapeau tricolore – exception faire, peut-être du bout des lacets. En outre, les œillets ne sont pas ronds, comme c’est la règle d’ordinaire, mais verticaux. Les lacets plats y prennent place naturellement ce qui, à l’usage, peut les empêcher de se déformer, de se tortiller et de s’abîmer. Une bonne idée, d’autant qu’elle confère à Anatole une petite touche originale qui fait défaut à ses concurrentes.

Contrairement aux œillets traditionnels, ceux d’Anatole ne sont pas ronds, made verticaux. © Bocage


Pour ce qui de qualité des matériaux utilisés, ces Bocage made in France semblent être au-dessus de tout soupçon. La tige est en cuir de vachette, la doublure en cuir de porc et la semelle intérieure, amovible, en cuir de mouton. Ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour les animaux d’élevage, mais ça l’est en matière de confort et de qualité. Quant à l’épaisse semelle d’usure, elle est en élastomère, c’est-à-dire en caoutchouc synthétique.

Une couture latérale pour durer plus longtemps

Gage supplémentaire de durabilité : la semelle d’usure et la tige sont soudées, puis cousues latéralement. La solution idéale pour que la semelle ne se décolle pas à l’usage, à la pliure. Au bout du compte, la basket Anatole n’a rien à envier aux modèles concurrents, bien au contraire. Elle est de bien meilleure qualité que ceux importés d’Asie et est moins chère que ceux commercialisés par de petites marques françaises, qui les font en général produire au Portugal.
En outre, les acheteurs potentiels qui ont la chance d’avoir une boutique Bocage à proximité peuvent même essayer Anatole avant de l’adopter.

Bocage : chaussures femme et homme en partie made in France.